Aquila Popularis : faut-il attendre le pire pour agir ?
Par Jonathan Gensburger et David Nakache
Aquila Popularis : faut-il attendre le pire pour agir ?
Par Jonathan Gensburger et David Nakache
Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !
Soutien à Cédric Herrou et défense de la liberté d’expression
Alexandra Masson, maire de Menton, à peine élue à la présidence de la Communauté d’Agglomérations de la Riviera Française, a proféré une attaque ad hominem violente à l’encontre du citoyen solidaire Cédric Herrou.
En effet, l’élue du Rassemblement National a déclaré : « C’est un homme extrêmement sectaire, dangereux (…). Je l’invite à quitter la vallée, et qu’il ne s’inquiète pas : les habitants de la Roya seront bien représentés par les maires des communes. Nous avons fort à faire, mais surtout sans lui ».
Non, Alexandra Masson, ce n’est pas à vous de décider qui réside ou ne réside pas dans la Vallée de la Roya.
Non, Alexandra Masson, les citoyennes et les citoyens ont le droit de s’opposer à l’extrême droite et de le dire haut et fort, cela s’appelle la liberté d’expression.
Cette déclaration d’Alexandra Masson est à la fois inquiétante et dangereuse :
- Inquiétante, car l’Histoire nous a appris que l’extrême droite commence toujours par s’en prendre à ses opposants politiques.
- Dangereuse, car Cedric Herrou a déjà reçu de nombreuses menaces de mort. Cette déclaration pourrait être interprétée par des groupuscules d’ultra-droite comme une consigne pour faire pousser à quitter la vallée.
L’association Tous citoyens réaffirme son soutien plein et entier à Cédric Herrou et aux compagnons d’Emmaüs Roya.
Nous appelons Alexandra Masson à respecter la liberté d’expression et nous appelons l’ensemble des citoyennes et des citoyens à rester vigilants face aux attaques de l’extrême droite.
Nice, le 10 avril 2026
Association Tous citoyens !
Communiqué de presse du rassemblement citoyen Viva
Nice et Cagnes-sur-Mer sous « surveillance citoyenne »
Bruno Retailleau, président du parti « Les Républicains » a déclaré vouloir mettre les élus municipaux de la France Insoumise « sous surveillance » grâce à un « observatoire des municipalités LFI », créé pour « ne rien laisser passer ». Cette stratégie vise à faire de la gauche radicale le principal « ennemi de la République », atténuant volontairement, par incidence, le danger que représente l’extrême droite.
Les Alpes-Maritimes ont vu, lors des élections municipales de mars 2026, les villes de Nice, Cagnes-sur-Mer et Menton tomber sous l’emprise de l’extrême droite. Le maire de Nice, sitôt élu, s’est mis en scène en postant sur les réseaux sociaux les photos d’une opération de traque des SDF qui dormaient près de la voie rapide. Le maire de Cagnes-sur-Mer a tenu des propos stigmatisants en s’opposant à la ligne 4 de tramway de peur de faciliter la venue dans sa ville des Niçoises et des Niçois résidant dans le quartier des Moulins.
Par ailleurs, l’arrivée de partis d’extrême droite au pouvoir a pour conséquence directe d’exacerber les velléités de groupuscules d’ultra droite et des agressions ont eu lieu, dans le Vieux Nice et sur le Bd Jean Jaurès, 24h à peine après l’élection d’Éric Ciotti.
Le rassemblement citoyen Viva annonce mettre sous « surveillance citoyenne » la gestion de la Ville de Nice par Éric Ciotti, la gestion de la Ville de Cagnes-sur-Mer par Bryan Masson, leur gestion commune de la Métropole Nice Côte d’Azur ainsi que les agissement des groupuscules d’ultra droite : nous dénoncerons chaque atteinte aux droits des personnes, chaque entrave aux droits des associations et de l’ensemble des acteurs et actrices de la société civile, chaque entreprise de destruction du vivant et de la biodiversité, chaque agression raciste, atteinte à l’intégrité physique et morale des personnes.
Nice, le 6 avril 2026
Le rassemblement citoyen Viva !
Communiqué de presse de l'association Tous citoyens
Nice, la traque des pauvres reprend
Christian Estrosi avait organisé la traque des SDF à Nice : démantèlement de camps de migrants, arrêtés anti-mendicité, éloignement des maraudes alimentaires du centre ville, suppression de fontaines et de bancs publics, éloignement des centres de soins contre la toxicomanie, fermeture d'une rue pour chasser des personnes sous addiction, etc.
A peine élu maire de Nice, Eric Ciotti fait de même. Il publie fièrement sur ses réseaux sociaux une photo de lui entouré de policiers allant chasser une personne sans domicile qui essayait de survivre, sous une tente, en bordure de la voie rapide.
Il écrit, pour justifier son action : "Tolérance zéro pour ceux qui occupent illégalement l'espace public"
Tolérance zéro contre les pauvres ou contre la pauvreté ?
Où est la démonstration de force lorsque l'on s'en prend aux plus vulnérables ?
Quelle solution d'hébergement et quel accompagnement social ont été proposés à cette personne ?
Une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté à Nice. De plus en plus de personnes survivent sans domicile stable. Ce dont nous avons besoin, c'est d'une véritable politique sociale.
Il faut aider les personnes à sortir de la misère, lutter contre la pauvreté et non traquer les personnes pauvres.
Nice, le 31 mars 2026
Association Tous citoyens !
Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !
Nouveaux drames à la frontière franco-italienne
Un jeune exilé de 17 ans a été secouru, hier, après une chute de plusieurs mètres sur le sentier du « pas de la mort ». Il est hospitalisé, souffre d'hypothermie et d'une fracture du bassin.
Il y a une dizaine de jour, un Tunisien de 25 ans est décédé en longeant la voie ferrée reliant Vintimille à Menton, heurté par un train en pleine nuit.
La fermeture de la frontière et la traque organisée par les autorités italiennes et françaises poussent les exilé-es à se mettre en danger pour passer.
On dénombre une cinquantaine de décès à la frontière franco-italienne en 10 ans. Ces décès sont banalisés et la presse française s’en fait à peine écho.
Cette frontière est une frontière interne à l’Union Européenne et n’a pas vocation à rester fermée.
Il est urgent de créer des voies légales de migration !
Nice, le 26 mars 2026
Association Tous citoyens !
Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !
Le « jour d’après » à Nice : agression néo fasciste
Lundi 23 mars 2026, au lendemain de l’élection d’Éric Ciotti à la mairie, la CGT spectacle organisait un rassemblement contre l’extrême droite, à 18h, place Saint François à Nice.
Notre association y a participé et pris la parole pour inciter les citoyens et citoyennes à s’engager et à se mobiliser, que ce soit politiquement, syndicalement ou associativement. La mobilisation citoyenne est déterminante pour lutter contre la montée de l’extrême droite, de la xénophobie et de la haine.
A la fin du rassemblement un groupe d’une vingtaine de jeunes hommes, habillés de noir, s’est posté à l’extrémité sud de la place. Après la dispersion des manifestants, des agressions violentes ont eu lieu par des hommes vêtus et cagoulés de noir. Des jeunes manifestants ont été victimes d’insultes, de coups de poing et de coups de pied. Certains se sont réfugiés dans un fast food bd Jean Jaurès où leurs agresseurs les ont poursuivis. La police est intervenue.
Depuis plusieurs mois des groupuscules néo fascistes se livrent à des démonstrations de force à Nice, devant le monument au mort ou place Garibaldi. Une agression raciste a eu lieu en décembre dernier dans le Vieux Nice. Ces groupuscules se sentent renforcés par l’élection d’Éric Ciotti et du Rassemblement National à la tête de la Ville de Nice et de la Métropole Nice Côte d’Azur.
Nous dénonçons ce déchainement de violence néo fasciste. Nice ne doit pas devenir un lieu de violences et de peurs où des agressions de ce type se banalisent, comme à Lyon et dans d’autres villes de France.
Nous demandons au Préfet des Alpes-Maritimes de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser ces agressions et empêcher ces groupuscules d’agir.
Restons toutes et tous mobilisés et unis face à l’extrême droite !
Nice, le 24 mars 2026
Association Tous citoyens !
Communiqué
de presse Nice Front Populaire :
« Fou
qui songe à ses querelles, au cœur du présent combat »
Face aux enjeux sociaux,
écologiques et démocratiques majeurs au cœur des élections municipales 2026
pour la Ville de Nice et la Métropole Nice Côte d’Azur, notre liste « Nice
Front Populaire » a œuvré sans relâche, pour le rassemblement large et ouvert
de toutes les forces de la gauche et de l’écologie.
La liste « Unis pour
Nice » (PS – PCF – Ecologistes) a décidé de fermer la porte, de nouveau, à
toute possibilité d’union au deuxième tour. En effet, Juliette Chesnel-Le Roux
a déclaré à BFM Nice Côte d’Azur, le 27 février, qu’elle refusait tout
rassemblement avec notre liste en prenant prétexte d’arguments fallacieux. Elle
a réitéré sa position de fermeture, confirmée par Julien Picot et Patrick
Allemand dans leurs déclarations relayées par Nice Matin le 2 mars.
Nous prenons acte, à regret,
de cette décision. L’abandon d’une démarche unitaire de toute la gauche met en
péril l’espoir de barrer la route à la droite-extrême de Christian Estrosi et à
l’extrême droite d’Éric Ciotti. Cette stratégie est irresponsable.
Nous appelons les 71 membres
de la liste « Unis pour Nice » ainsi que les adhérent-es niçois-es
des Ecologistes, du Parti Socialiste et du Parti Communiste, à revenir à la
raison et à inverser le cours des choses. Ils et elles porteront la
responsabilité de cette désunion et de ses possibles conséquences.
A l’inverse, nous rappelons notre double
engagement, ferme et constant :
1. Nous
tendons la main à l’ensemble des forces de gauche et de l’écologie pour un
rassemblement large et ouvert pour ces élections municipales
2. Nous
ne nous désisterons pas et nous maintiendrons notre liste pour offrir aux
citoyennes et aux citoyens la possibilité de voter pour une gauche de rupture,
solidaire et écologiste, fidèle aux valeurs et au programme du Nouveau Front
Populaire.
Nous appelons l’ensemble des
Niçoises et des Niçois à nous rejoindre pour barrer la route à Christian
Estrosi et à Éric Ciotti, à leur politique antisociale et écocide, au
surtourisme, au mal logement, et à la xénophobie.
« Quand les blés sont
sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses
querelles
Au cœur du commun
combat »
Louis Aragon
.
Nice,
le 2 mars 2026
Nice
Front Populaire
Nice Front Populaire
« Honorer Brigitte Bardot, banaliser le racisme et l’homophobie »
A nouveau, Christian Estrosi souhaite que notre ville honore une personne définitivement condamnée par la justice. A nouveau, il souhaite mettre à l’honneur le racisme et la discrimination à Nice.
En effet, à la suite du décès de Brigitte Bardot, l’actuel maire de Nice a déclaré que le « nom de Brigitte Bardot sera donné à un lieu emblématique » de la ville. Or Brigitte Bardot, si elle a marqué le cinéma français et s’est engagée dans la défense des droits des animaux, a été, par ailleurs, condamnée à de multiples reprises pour des propos racistes.
Elle a été condamnée en 1997, 2000, 2003, 2004 et 2008 pour incitation à la haine et propos racistes visant les personnes de confession musulmanes. Elle déclarait par exemple en 1996 que la France était "de nouveau envahie (…) par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. » En 2021, elle est condamnée cette fois-ci pour avoir qualifié les Réunionnais de "population de dégénérés encore imprégnée des traditions barbares qui sont leur souche". Sans être condamnée, elle a tenu des propos très clairement homophobes parlant de « lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foire ».
Et ce n’est pas la première fois que Christian Estrosi honore ou souhaite honorer des personnalités condamnées par la justice. En 2018 il a attribué un nom de rue à Charles Pasqua, en 2019, à Jacques Médecin, et, en 2020, il a fait ériger une statue à l’effigie de Jacques Chirac. Il a récemment annoncé vouloir attribuer le nom de Nicolas Sarkozy au parvis du futur commissariat central de Nice, alors que l’ancien président a été définitivement condamné dans l’affaire Bygmalion et dans l’affaire Bismuth.
En rendant hommage à Jacques Médecin, Christian Estrosi n’a pas simplement honoré un multirécidiviste mais également celui qui avait, en 1974, jumelé la ville de Nice avec celle du Cap, en Afrique du Sud, en soutien à la politique d'apartheid qui y était menée. Jacques Médecin affirmait, en 1986, que « La France va être envahie par tous les macaques qui n'ont rien d'autre à faire que venir vivre chez nous. »
Honorer des personnes définitivement condamnées c’est nier l’importance de la justice et de la probité.
Honorer des personnes racistes et homophobes revient à banaliser et à normaliser le racisme et l’homophobie.
Notre liste Nice Front Populaire s’oppose à cette décision unilatérale et inacceptable du maire de Nice : nous refusons que notre ville banalise le racisme et l’homophobie.
Nice, le 29.12.2025
Nice Front Populaire
Communiqué de presse de la liste Nice Front Populaire :
Nos engagements en faveur de la laïcité
La loi de 1905 de séparation des Églises et de l'État aura 120 ans le 9 décembre. Cette loi est fondamentale pour notre vivre ensemble. Elle garantit la liberté de conscience et de culte. Elle réaffirme le respect de toutes les religions tout en empêchant ces dernières d'entraver l'action publique.
A l'aube de l'élection municipale, notre liste "Nice Front Populaire" prend quatre engagements en faveur de la laïcité :
1. Le respect de la liberté de conscience et de culte
Alors que les actes antisémites et les actes islamophobes se multiplient, nous ferons tout pour garantir la liberté de conscience et de culte à Nice. Nous favoriserons, dans le respect de l'ordre public, le libre exercice du culte. Nous instaurerons un dialogue ouvert et constructif avec les différentes autorités religieuses ainsi qu'avec les représentants de la Libre pensée et des organisations laïques.
2. La non instrumentalisation de la laïcité
Christian Estrosi déclarait, en 2013, que l'islam et la démocratie n'étaient pas compatibles. Eric Ciotti, souhaitait inscrire, en 2016, les "racines chrétiennes" de la France dans la Constitution.
Alors que la laïcité est très souvent instrumentalisée à des fins islamophobes, nous nous engageons à ne pas détourner la laïcité de son objet. La neutralité des pouvoirs publics locaux en matière spirituelle et religieuse est l'un des éléments constitutifs du vivre ensemble et d'une société pleinement inclusive.
3. Le non financement du culte
Alors que la Ville de Nice a financé des statues de personnalités canonisées (Jean Paul II, Jeanne d'Arc), nous respecterons scrupuleusement les règles édictées par la loi concernant le financement du culte et des pratiques confessionnelles et cultuelles, ainsi que des manifestations, édifices et monuments à caractères cultuels.
4. La neutralité des élu·es et de l'institution municipale et métropolitaine
Chaque année au mois de mai, Christian Estrosi se rend, en sa qualité de maire, à l'église du Voeu et renouvelle le voeu de la Ville de Nice en répétant ces termes : "Moi, successeur des consuls de Nice, au nom du conseil municipal et du peuple de Nice, renouvelle ce vœu et confie les destinées de la ville à Notre Dame des Grâces", ce qui est contraire au principe de laïcité.
Alors que de nombreux élus locaux participent, en leur qualité d'élus, à des cérémonies religieuses, nous nous engageons à respecter une stricte neutralité en matière religieuse lors de l'exercice de nos fonctions électives. Nous garantirons également la neutralité des bâtiments et édifices municipaux et métropolitains.
Avec ces quatre engagements, Nice Front Populaire s'inscrit pleinement dans la continuité de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat.
Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !
Violences policières et injures racistes à Nice : des faits intolérables
Trois policiers nationaux ont été condamnés à douze mois de prison avec sursis et six mois d’interdiction d’exercer leurs fonctions pour injures racistes et violences psychologiques.
Quels sont les faits ? Lors de l'interpellation de deux personnes pour trafic de drogue dans le quartier des Moulins à Nice, le 22 juillet 2025, le policiers ont proféré des injures racistes et se sont livrés à des violences psychologiques à l'encontre des personnes interpellées : "Sale bougnoule, t'es un arabe, t'es là pour violer des Françaises et nous voler" (...) "On veut pas de toi ici, t’es sans papier, retourne dans ton pays de suceur de chameaux", "rentre chez toi dans ton pays de merde", "tu violes la France".
Ces faits sont intolérables pour au moins trois raisons :
1. La police a un devoir d'exemplarité. On ne peut pas être garant du respect des lois et de l'ordre public et commettre soi-même des délits. Les faits constatés sont graves. Le racisme est un délit et ne doit en aucun cas être banalisé. Les violences psychologiques, si elles ne sont pas des violences physiques, n'en demeurent pas moins des violences.
Le pacte républicain consistant à confier aux forces de l'ordre l'exercice d'une violence légitime pour garantir le droit à la sûreté de chacune et de chacun est rompu si des policiers deviennent les auteurs d'une violence illégitime et illégale.
2. La rupture du lien de confiance : si la police entrave elle-même les lois qu'elle doit faire respecter, le lien de confiance entre les habitant-es et les forces de l'ordre est rompu. En portant l'uniforme, les policiers représentent l'ordre public et l'État. La présence des policiers doit normalement rassurer les habitant-es. Or si l'on sait que des policiers sont racistes et que l'on est soi-même racisé, la présence de ces policiers entraîne un sentiment de peur au lieu de procurer un sentiment de sécurité.
Les habitant-es des Moulins ont droit à une police qui les rassure et les protège, pas une police qui leur fait peur.
3. La dégradation de l'image de l'ensemble des forces de l'ordre : en commettant des actes de violences, physiques, verbales ou psychologiques, les policiers entachent l'image de l'ensemble de la profession. Alors que de très nombreux policiers font preuve d'un très grand professionnalisme et exercent leur métier avec probité et dans le respect d'une déontologie stricte, les violences policières viennent discréditer l'ensemble des forces de l'ordre.
Les policiers exercent un métier très difficile, soumis au danger et à des pressions extrêmes. Le mal être dans la police est un phénomène grandissant. Cinq suicides de policiers ont eu lieu sur la Côte d'Azur en 18 mois. Tout ce qui dégrade l'image de la police et alimente un sentiment de crise de la profession aggrave cette situation.
Devant la gravité des faits et de leurs conséquences, on aurait pu s’attendre à des peines plus lourdes. Les six mois d’interdiction d’exercer sont en partie écoulés depuis les faits. Les trois policiers ayant proféré des injures racistes et exercé des violences psychologiques vont-ils reprendre leur service en janvier, dans le quartier des Moulins où les faits ont eu lieu, sans autres conséquences ?
Les violences policières sont très souvent accompagnées d’un sentiment d’impunité par leurs auteurs et des condamnations si faibles alimentent ce sentiment.
Le Parquet a la possibilité de faire appel de cette décision mais, au-delà des décisions de justice, nous appelons la police nationale à prendre des sanctions disciplinaires significatives à l’encontre des auteurs des faits.
Le jour de l’inauguration de l’extension de la coulée verte, sur le Paillon, Christian Estrosi déclare dans la presse locale « Un jour le Paillon débordera ». Il se veut ensuite rassurant en avançant l’argument que « l’eau (du Paillon) puisse s’écouler (vers la mer) sur une surface libérée »
Sur quoi se base le maire pour être si rassurant ? Mystère. Car, s’il y a bien un sujet tabou dans cette affaire, c’est bien le Paillon lui-même.
En effet concernant les risques de submersion, il y a un document majeur qui fait l’objet d'études, d’une enquête publique avant d'être approuvé par les services de l’Etat constituant une servitude d'utilité publique annexé au plan local d'urbanisme, le PPRI-Nice Paillon (Plan Prévention Risques d’Inondation).
Mais nous sommes confrontés à une lenteur coupable dans la révision de ce document majeur. Le plan actuel a été adopté, au siècle dernier, le 17 novembre 1999. C’est le plus ancien du département et sans doute un des plus anciens en France et les études datent de 1996. Il y a près de 30 ans, une époque où nous n’envisagions pas l’ampleur des conséquences du réchauffement climatique. Un arrêté préfectoral, en date de mars 2020, avait lancé la révision de ce document. Mais la ville de Nice n'ayant pas fait le nécessaire, la préfecture a dû prendre un nouvel arrêté en date du 14 janvier 2025.
A ce jour, aucune information. Où en sont les études sur les risques et les niveaux de submersion ? Un retard qui repousse encore plus loin les prises de décisions pour prendre les mesures pour réduire les risques liés aux crues du Paillon. Un retard qui prive les habitantes et les habitants de nos territoires du droit à l’information concernant ce risque majeur (1).
De plus, Christian Estrosi a annoncé en conseil municipal, le 13 octobre 2023, qu'il demandait à la Région le déplacement du Lycée Apollinaire en raison du risque de submersion, sur la base d'une étude qu'il n'a jamais rendue publique. La Région a récemment déclaré qu'il n'y avait aucun risque mais sans produire, elle non plus, d'étude étayant sa position.
Pourquoi détruire le TNN et Acropolis en laissant le lycée Apollinaire et le Palais des expositions, qui sont les deux bâtiments les plus exposés en cas de submersion ? Tout cela mérite explications et clarté.
Nous demandons au préfet et au maire de Nice de faire toute la transparence sur la révision de PPRI et sur les risques auxquels sont exposés le Lycée Apollinaire et le Palais des expositions. Sans préjuger des implications de cette révision et des mesures à prendre, les habitant·es ont le droit d’être informé-es.
Nice, le 19 octobre 2025
Nice Front Populaire
1/ Code de l’Environnement Article L125-2
(https://www.legifrance.gouv.
Modifié par LOI n°2021-1520 du 25 novembre 2021 - art. 10
(https://www.legifrance.gouv.
I.-Toute personne a un droit à l'information sur les risques majeurs auxquels elle est soumise dans certaines zones du territoire et sur les mesures de sauvegarde qui la concernent. Ce droit s'applique aux risques technologiques et aux risques naturels prévisibles.
Communiqué de presse :
Inauguration de la Bourgada : ces pratiques que l’on ne veut plus voir à Nice
La ville de Nice s’apprête à subir, samedi 18 octobre 2025, une pratique d’un autre temps : l’utilisation de moyens humains, matériels et financiers de la Ville et la Métropole à des fins électoralistes.
Les nombreuses condamnations de personnalités politiques de premier plan, comme l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy ou la leader de l’extrême droite Marine Le Pen, démontrent un fait majeur : le temps de l’impunité est révolu. L’exigence de comportements éthiques en politique, d’une exemplarité et d’une probité des élus nationaux comme locaux est pleinement légitime.
A rebours de cette évolution salutaire, Christian Estrosi se comporte comme un baron local du passé. Lors des élections législatives de 2024, déjà, il a démultiplié les événements officiels pour mettre en avant ses candidats. Subterfuge grossier qui ne trompe personne, au lieu d’inaugurer l’extension de la coulée verte une fois les travaux totalement achevés, il séquence les événements, allant jusqu’à inaugurer quelques mètres d’espace verts à peine. Christian Estrosi sera sûrement le seul maire de France à avoir inauguré 4 à 5 fois le même jardin public :
· Inauguration de la coulée verte en 2013
· Inauguration du « belvédère de la Bourgada » en juin 2024
· Inauguration de l’esplanade De Lattre de Tassigny en octobre 2024
· Inauguration de l’esplanade de la Bourgada le 18 octobre 2025
· Inaugurations à venir si l’extension se poursuit au-delà de l’actuel Palais des expositions
Christian Estrosi, qui refuse obstinément de publier ses notes de frais, cerné lui-même par les affaires en cours, honore au nom de notre ville des personnalités corrompues : Jacques Médecin, Jacques Chirac, Charles Pasqua et désormais Nicolas Sarkozy (pétition à signer ici).
Déjà porteurs d’une charte éthique lors des élections municipales de 2020, les membres de la liste « Nice Front Populaire » s’engagent à rétablir une éthique municipale à Nice :
· Cesser tout éloge de la corruption.
· Garantir le bon usage des fonds publics
· Assainir la gestion des marchés publics
· Assurer la plus grande transparence dans la gestion de la Ville et de la Métropole
· Permettre aux citoyennes et citoyens de participer à l'élaboration, la décision, la mise en œuvre et l'évaluation des politiques municipales.
Nice, le 17 octobre 2025
Nice Front Populaire
Menaces de l’extrême droite : nous ne nous laisserons pas intimider !
A la suite du rassemblement du 14 septembre 2025 devant le Monument aux morts, notre association a publié un communiqué de presse intitulé « Un inquiétant rassemblement néo fasciste à Nice ».
Le président de notre association, David Nakache, après avoir partagé ce communiqué sur Facebook, y a reçu le commentaire suivant :
"Laissez les gens et leur identité. Tous ne sont pas vendus comme vous .on vous connaît, le temps viendra où faudra rendre des comptes .Pas une menace juste une mise en garde sur votre futur ....Nakache"
Ce message constitue une menace explicite. Proférer des menaces est passible de poursuites pénales.
Le dépôt d’une plainte est en cours : nous ne nous laisserons pas intimider. Nous répondrons à toute menace par la force du droit.
La menace d'extrême droite est globalement sous estimée. Personnes racisées, LGBT, bénévoles associatifs, militants politiques de gauche, de nombreuses personnes subissent des menaces et des actes de violences verbales ou physiques, notamment dans les Alpes-Maritimes.
Nous appelons les citoyennes et les citoyens à la plus grande vigilance et à l'entraide face à ce danger.
Nous demandons aux pouvoirs publics la plus grande fermeté face à cette menace.
Nice, le 8 octobre 2025
Association Tous citoyens !
- Charles Pasqua, en lui attribuant un nom de rue en 2018, alors qu'il avait été condamné à 18 mois avec sursis pour financement illégal de campagne électorale et à un an avec sursis pour détournement de fonds- Jacques Médecin, en lui attribuant lui aussi un nom de rue 2019, alors qu'il avait été condamné à un an de prison ferme pour délit d'ingérence, à deux ans de prison ferme pour détournements de fonds et trois ans de prison ferme pour corruption et abus de bien sociaux et, enfin, à deux ans de prison ferme pour fraude fiscale.
- Jacques Chirac, en lui érigeant une statue en 2020, alors qu'il avait été condamné à deux ans avec sursis pour détournement de fonds, prise illégale d'intérêts et abus de confiance.
- Définitivement condamné à 3 ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire Bismuth- Condamné en première instance et en appel à un an de prison dont 6 mois fermes pour financement illégal de campagne électoral dans l'affaire Bygmalion- Condamné en première instance à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007