Non, Eric Ciotti, 3 603 fois non !
Comme souvent en montant au Château, je pose lentement la main, en silence, sur la pierre froide du mur des Déportés.
Que dire de plus ? Que faut-il écrire de plus ?
Non, Eric Ciotti, 3 603 fois non !
Comme souvent en montant au Château, je pose lentement la main, en silence, sur la pierre froide du mur des Déportés.
Nice : émotions de campagne et dilemme de second tour
Emotions
Une campagne électorale est une aventure humaine très
particulière, une implication très dense, de grandes émotions, des joies
intenses, de la tristesse aussi, lorsque l'issue n'est pas favorable.
Membre de la liste Nice Front Populaire, je remercie
sincèrement les 10 767 électrices et électeurs qui nous ont apporté leur
confiance et leurs voix (8,95% des votes exprimés)
Je tiens également à remercier très chaleureusement les
militantes et militants qui se sont dévoués corps et âme durant cette campagne.
S'engager jusqu'à l'épuisement dans une action collective n'est pas anodin.
Cela vous marque. Cela renforce en vous cette certitude que c'est par l'action
collective que l'on s'émancipe pleinement. J'ai découvert de très belles
personnes. J'ai renforcé des liens précieux. J'ai pris un plaisir intense à
participer à l'élaboration et à la rédaction de notre programme. Être là lors
de moments de cristallisation d'une intelligence collective est un privilège
rare.
Je remercie aussi toutes les personnes croisées lors de
cette campagne, avec qui nous avons échangé sur le palier de leur porte, dans
la rue, lors de nos événements publics : de fermes désaccords, des lignes qui
bougent grâce aux discussions, des indignations communes, des échanges qui ne
s'arrêtent plus, des témoignages touchants, des sourires, des complicités fugaces,
des encouragements et même des accolades.
Je remercie enfin les professionnels de l'information que
sont les journalistes, les photographes, les techniciens de plateaux et les
membres de rédactions. On critique beaucoup les médias mais, hormis lors des
deux débats télévisés où les temps de parole n'ont pas été respectés, notre
liste a été globalement bien traitée durant cette campagne et nos arguments
bien relayés. On est toujours un peu stressé lors d'interviews ou de débats et
j'ai toujours eu affaire à des personnes compétentes et compréhensives.
Je repense pêle-mêle à tous ces visages, à tous ces moments,
à l'instant précis qui précède ma prise de parole lors de notre meeting de
campagne, à tous ces encouragements et ce si bel espoir partagé qui ne se
concrétisera finalement pas.
Malheureusement nous n'avons pas su convaincre suffisamment
et nous n'avons pas su faire venir aux urnes les 106 361 inscrits mais abstentionnistes lors de ce 1er
tour. La liste "Unis pour Nice", regroupant le PS, le PC et les Écologistes, aurait pu accepter une fusion avec notre liste
puisque nous avons dépassé les 5%,
unissant ainsi réellement la gauche et l'écologie à Nice. Elle l'a refusé lors d'une mise en scène peu
glorieuse, nous empêchant à nouveau
de faire front commun face à la droite extrême de Christian Estrosi et à l'extrême droite d’Éric Ciotti.
Dilemme
Beaucoup me demandent avec insistance : que faire ?
Donner des consignes de votes, ce serait nier la liberté
fondamentale de chacune et de chacun dans l'exercice de sa citoyenneté.
Pour beaucoup d'électrices et d'électeurs il n'y a plus,
désormais, de bonne solution.
Je comprends et je respecte celles et ceux qui n'iront pas
voter et s'abstiendront, car ils estiment ne pas être représentés.
Je comprends et je respecte celles et ceux qui voteront
blanc, pour signifier qu'ils participent au scrutin mais qu'aucune option ne
leur convient.
Je comprends et je respecte celles et ceux qui voteront
Christian Estrosi pour barrer la route à Éric Ciotti, pour éviter le
pire.
Je comprends et je respecte celles et ceux qui voteront
Juliette Chesnel-Le Roux, qui porte malgré tout une liste de gauche.
Que dire de plus ?
Il y a, entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, une
différence de degrés et non une différence de nature. Les deux frères-ennemis
sont toujours des frères, dans leur idéologie commune faite de xénophobie, de
tout sécuritaire et d'ultra libéralisme.
Éric Ciotti, Jean Pierre Rivère ou Pierre Ippolito sont l'aboutissement du long processus de banalisation de l'extrême droite. Éric Ciotti, est un idéologue, qui, dans un livre très maurrassien, glorifiait l'ordre, l'autorité et l'uniforme. Soutien inconditionnel de Donald Trump, il site ce dernier comme modèle. Il a véhiculé dans sa carrière politique tous les totems de l'extrême droite : invasion et grand remplacement, préférence nationale, opposition au mariage homosexuel, assimilation systématique de l'insécurité à l'immigration, remise en question du droit d'asile, de la protection de l'enfance, de l'Aide Médicale d'Etat, etc. Au Département, il a alimenté la suspicion de fraude pesant sur les bénéficiaires du RSA, et organisé le non-accueil des Mineurs Non Accompagnés. Sa bascule "officielle" à l'extrême droite et son alliance avec le RN ouvrent la porte à de nombreuses bascules similaires en France. Sa mainmise sur Nice libérerait la parole raciste et les actes violents de groupuscules d'ultra droite.
Christian Estrosi est l'homme des inégalités sociales à Nice, de la misère derrière la carte postale. Il est l'homme du greenwashing, de la bétonisation de la plaine du Var et de l'extension de l'aéroport. Il a organisé les évacuations de camps de migrants, traqué les SDF, tenu des propos ouvertement xénophobes et islamophobes, sacrifié les conditions de logements des habitant-es au profit du surtourisme, etc. Soutien inconditionnel de Benyamin Netanyahu, il a posé et maintenu des drapeaux israéliens au fronton de la mairie de Nice pendant deux ans. Je porte en moi deux procès : les deux procédures baillons que Christian Estrosi a engagées à mon encontre pour me faire taire lorsque j'ai déclaré qu'il "fallait en finir avec la corruption à Nice" et que Nice avait "un maire xénophobe". Il aura fallu deux années de procédures, le maire de Nice allant jusqu'en cassation, pour qu'au final je gagne ces deux procès.
A titre personnel je voterai pour Juliette Chesnel-Le
Roux, même si elle et ses colistiers se sont conduits de façon irresponsable
vis-à-vis de notre liste et vis-à-vis des Niçoises et des Niçois. Le Parti
Socialiste, le Parti Communiste et les Écologistes, même s'ils sont mal
représentés ici, demeurent des partis de gauche. Et mieux vaut une opposition
fade et timorée que pas d'opposition du tout.
L'avenir de Nice, notre avenir commun, va se jouer en partie dimanche 15 mars.
« En finir avec la corruption à
Nice »
(mise à jour mars 2026)
Un rapport de la Cour Régionale des Comptes de décembre 2023 (chapitre 5.6.2) relève que quatre collaborateurs de cabinet et deux agents du Département 06 qui exerçaient également leurs fonctions au sein du cabinet ont été, dans le même temps, assistants parlementaires d'Eric Ciotti à l’Assemblée nationale. Ces cumuls d'emplois ne sont pour certains pas légaux et, pour d'autres, auraient pu l'être mais les autorisations nécessaires n'ont pas été demandées ni délivrées.
13.05.2024 : enquête préliminaire ouverte par le procureur de Nice pour détournement de fonds publics.
Suite à un reportage de la chaine M6 dévoilant le détournement illégal de 26 000 tonnes de déchets vers l’Espagne, une enquête judiciaire a été déclenchée. Enjeux : l'exécution des marchés publics. Le producteur de déchets (la Métropole Nice Côte d'Azur) doit en garantir la traçabilité jusqu'à l'exutoire final, même s'il en a confié ou délégué la gestion a un prestataire.30.06.2024 : perquisition dans les locaux de la Métropole27.06.2025 : six personnes mises en examen dont une placée en détention provisoire
Soupçons d’emplois fictifs au Centre Départemental de Gestion de la fonction publique des Alpes-Maritimes (organisme de formation du personnel de la fonction publique territoriale), à la suite d’un rapport de la Cour Régionale des comptes de 2020 (chapitre 6.7) visant deux proches du maire de Nice actuellement Adjoint à la Ville de Nice et la Métropole Nice Côte d'Azur pour l'un et Directeur de cabinet pour l'autre.
24.11.2020 : ouverture d'une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics par le procureur de Marseille
Soupçons de fichage illégal d'administrés. L'affaire a été révélée par le journal Libération : le député et conseiller départemental aurait fiché sans leur consentement plus de 800 personnes avec des données sensibles et des mentions spécifiques : "sourde", "non voyant", "confession juive", "protestant", "propriétaire foncier". En outre, les fichiers mentionneraient également les personnes ayant bénéficié d'interventions positives "crèche", "emploi", "terrain"... ce qui s'apparente clairement à une démarche clientéliste.12.08.2025 : perquisition dans les locaux du Département 06
13.10.2025 : dépôt de plainte de la LDH et l'association ADN
Charles Ange Ginesy, président du Département 06 est soupçonné de favoritisme en ayant signé en 2017 un bail incluant plus de 500.000 euros de travaux pour reloger les salariés du SICTIAM, syndicat qu’il présidait, sans appel d’offres pour une part des travaux (331.000 euros), ce qui est contraire aux règles de la commande publique.
03.07.2025 : le procureur de la République requiert à l'encontre du président du Département 06 une peine de 18 mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité ainsi qu'une une amende de 35 000 €.
29.09.2025 : le tribunal correctionnel de Marseille prononce la relaxe de Charles Ange Ginesy. Reste à savoir si le Parquet fera appel de cette décision.
Soupçons d’irrégularités comptables avec 32 millions de dettes à la clef dans la gestion du Grand Prix de Formule 1 par le Groupement d'Intérêt Public dont Christian Estrosi était le président et qui est placé depuis en liquidation. L'enquête vise également des frais de bouches et des voyages de Christian Estrosi dont un voyage de 3 jours pour 10 personnes à Abu Dhabi dans le cadre du Grand Prix chiffré à 70 000 €.
Christian Estrosi a par ailleurs fait voter, en tant que président de la Métropole, une subvention de 12 millions d’euros alors que le Grand prix se déroulait… au Castellet dans le Var.
Septembre 2023 : ouverture d'une enquête judiciaire pour favoritisme et détournement de fonds.
- Hopman Cup (Christian Estrosi) :
Enquête préliminaire menée par le Parquet National Financier pour détournements de fonds publics concernant la gestion du tournoi de tennis Hopman Cup en juillet 2023.
Le "Nice Lawn Tennis Club" aurait reçu 800 000 € de la mairie et 150 000 € de l'office de tourisme mais pourrait ne pas avoir été, sur le plan légal, le réel organisateur du tournoi.
22.05.2024 : perquisitions à la mairie de Nice et à l'office du tourisme
- Loi SRU (Christian Estrosi) :
Enquête pour concussion visant l’ancien préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez, qui aurait dû faire payer des pénalités à la Ville de Nice qui ne produit pas assez de logements sociaux et ne respecte pas la loi SRU.
- Masques (Christian Estrosi) :
Février 2026 : enquête ouverte par le Parquet en pour prise illégale d'intérêts, favoritisme et corruption à la suite d'un article 40 déposé par un agent de la Ville de Nice. L'affaire concerne l'acquisition de 25 000 tonnes de matériel médical dont les masques FFP2 en pleine crise du COVID. Deux sociétés locale, CG Invest et S2M, auraient grugé la Ville : des masques achetés en Chine pour 520 000 euros, revendus à la municipalité pour 1,1 million d’euros, réalisant une marge de 50 % en un temps record.
- Nice Climate Summit et l’Eurovision Junior (Christian Estrosi) :
Laura Tenoudji-Estrosi et Christian Estrosi visés par une enquête pour prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics.
L'épouse du maire a co animé la cérémonie d'ouverture de l'Eurovision junior alors que la ville de Nice aurait contribué à l'événement à hauteur de 605 000 €.
Laura Tenoudji-Estrosi devait également animer le Nice Climate Summit mais y a renoncé suite à la polémique suscitée par cette annonce.03.04.2025 : perquisition à la mairie de Nice et dans les locaux de la Métropole30.06.2025 : Christian Estrosi et son épouse sont placés 13h en garde à vue.
Voir à ce sujet mon interview BFM Nice Côte d'Azur
Soupçons de détournements de fonds publics concernant la mise à disposition gratuite de cartes de parking par la CCI 06 entre 2021 et 2023 au bénéficie d'Eric Ciotti et de plusieurs de ses collaborateurs, notamment durant la campagne des législatives de 2022.31.05.2024, enquête préliminaire pour détournements de fonds publics par le procureur de Nice
20.11.2024 : perquisition au port de Nice
Enquête pour trafic d’influence, escroquerie en bande organisée, abus de bien sociaux, faux et usage de faux. L’Avant-Scène, construit face à la nouvelle gare Saint Augustin, dans une zone longtemps classée inondable, s’est enfoncé de 16 cm dans le sol (communiqué Tous citoyens).26.01.2024 : perquisitions dans les locaux de la Métropole29.06.2024 : seconde perquisitions dans les locaux de la Métropole
Enquête du Parquet National Financier sur des cadeaux qu'aurait reçu Christian Estrosi de la part du sculpteur Orlinski alors que la Ville de Nice a passé pour 170 000 € de commande publique avec lui.
18.03.2025 : perquisitions dans les locaux de la mairie de Nice et au domicile de Christian Estrosi
- Statue de Jeanne d'Arc (Christian Estrosi) :
14.01.2025 : le tribunal administratif de Nice prononce l'annulation du marché public conclu entre la Régie Parcs d'Azur et l'atelier Missor pour 170 000 € car ce marché a été passé sans publicité ni mise en concurrence. La Régie doit rembourser la somme versée et déboulonner la statue.
28.01.2025 : perquisitions dans les bureaux de la Régie Parcs Azur dans le cadre d'une enquête pour favoritisme.
17.07.2025 : la cour administrative d'appel de Marseille donne raison à la Régie Parc Azur et annule la décision du tribunal administratif de Nice. La préfecture étudie l'opportunité d'un pourvoi.
Enquête pour escroquerie en bande organisée, détournement de fonds publics, faux et usage de faux, blanchiment en bande organisée, prise illégale d’intérêts et recel.
La tempête Alex, en octobre 2020, a fait 11 décès et 8 disparus. Le passage de la tempête Aline en octobre 2023, a démontré que les structures de reconstruction en dur avaient tenues mais que les structures provisoires avaient été emportées. Si la tempête Aline avait été plus forte il y aurait vraisemblablement eu de nouveaux décès.L’enquête porte sur des travaux de reconstruction financés par la Métropole de Nice mais non réalisés ou réalisés partiellement. On estime le préjudice financier à plus de 8 millions d’euros. En question, le suivi et l’application des marchés publics de la Métropole niçoise.
Au niveau de la Métropole, trois niveaux de responsabilités sont possibles (interview BFM) :
- Les services et les élus n’ont rien vu (défaillance ? défaut de compétence ? manque de moyens dédiés au suivi des marchés ?)
- Ils ont laissé faire (complicité)
- Ils ont participé (culpabilité directe)
21.12.2023 : perquisition dans les locaux de la Métropole
15.03.2024 : 21 personnes placées en garde à vue, dont des chefs d’entreprises du BTP, le Directeur de Cabinet, le Directeur Général des Services et la Présidente de la Commission d’Appels d’Offres de la Métropole. 6,5 M€ et des véhicules saisis.
Non liée à la gestion des fonds publics mais pouvant avoir des retombées sur l'image de la Ville de Nice :
- "Projet fou" (Christian Estrosi) :
20.10.2025 : Nice Matin révèle que Christian Estrosi et son épouse, Laura Tenoudji, sont visés par une plainte concernant la facturation de plus de 1,5 millions d'euros d'honoraires par leurs sociétés respectives Hopkins & Hopkins et Startup Story.
1. Lever les tabous et faire de la lutte contre la corruption une priorité de l’action publique locale.
La corruption, au sens large du terme, gangrène l'ensemble de l'action municipale et métropolitaine. Elle renforce l'idée du "tous pourris" et contribue à rompre le lien entre les citoyens et les pouvoirs publics.
2. Rétablir de l’éthique en politique : la ville de Nice doit cesser d’honorer, célébrer ou attribuer des noms de rues à des personnalités ayant été condamnées pour des faits liés à la corruption (Jacques Médecin, Charles Pasqua, Jacques Chirac…).3. Respecter et tenir compte des décisions de justice : le maire, officier de police judiciaire, ne peut déclarer choisir délibérément de ne pas appliquer un jugement s’imposant à lui (sens de la circulation au port).
Nommer comme responsable de la police municipale un homme condamné en première instance pour violences policières (nomination de Rabah Souchi) est également un signal fort de non respect du travail judiciaire.4. Imposer un minimum de probité aux élus. Des mesures fermes doivent être prises et être suivies d’effet dans la durée.
Une charte éthique contraignante ou un règlement intérieur doivent être imposés pour que tout élu condamné pour un délit d’atteinte à la probité dans l’exercice de ses fonctions se voit retirer ses délégations et ne bénéficie pas d’un « reclassement opportun » dans une administration connexe (charte éthique proposée par Viva)
Au titre du principe de précaution, tout élu mis en examen pour de tels faits devrait être suspendu. De même toute entreprise privée ayant fait l’objet de condamnation ou étant sous le coup d’une procédure en cours ne devrait pas pouvoir bénéficier de la commande publique.5. Garantir la transparence de toutes les procédures : usage des fonds publics, subventions, passation et suivi des marchés publics, procédures d’attribution des logements sociaux, des places de crèches ou des places en Ehpad municipal, etc.
Le clientélisme est le début de la corruption et il faut tout faire pour en limiter au maximum le développement.6. Mettre fin à la frénésie de projets lancés à la va vite dans une surenchère communicationnelle permanente.
Les services administratifs n’ont pas le temps de mettre en œuvre correctement un projet que plusieurs sont déjà lancés en urgence, la communication prenant le pas sur la faisabilité technique.
L’obsession de l’attractivité permanente rend impossible une modernisation raisonnée et un aménagement progressif d’un territoire. Or, très souvent, c’est dans le suivi des marchés publics et dans la mise en œuvre effective des projets que se nichent les faits de corruption.7. Lutter contre le poids des lobbys : des mesures phares qui pourraient améliorer la vie des habitants de la Métropole, comme l’encadrement des loyers, sont bloquées par des lobbys à qui l’on donne trop d’importance.
Le politique cède face aux pressions économiques et perd le sens de l’intérêt général.8. Une véritable prise de conscience citoyenne : les citoyennes et les citoyens ne peuvent continuer à élire (ou laisser élire en s’abstenant) des personnes présentant des signes forts de manque d’éthique.
La démocratie, le "gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple", implique et nécessite, pour être effective, une responsabilité citoyenne.
Il revient aux citoyennes et aux citoyens d’imposer aux politiques des pratiques dignes et éthiques. Si certains profitent et abusent du système, c’est aussi parce qu’on les laisse faire.
Rejoignez nous !
7 octobre
Il y a deux ans jour pour jour,
le 7 octobre 2023, le Hamas lançait depuis la bande de Gaza une attaque
terroriste contre Israël par les airs, la terre et la mer, faisant 1 195
victimes et 250 otages. Des femmes, des enfants, des vieillards.
Aujourd'hui, alors que nous
espérons un cessez le feu, nous voulons réaffirmer à la fois notre profonde
condamnation de la politique meurtrière de Benyamin Netanyahu et de son
gouvernement et notre profond soutien aux juifs du monde, victimes collatérales
innocentes. Et non, cela n'est pas antinomique : combattre la folie
guerrière de l’Etat d’Israël et combattre aussi les actes antisémites
qui ont lieu dans notre pays et notre région.
Rien ne peut justifier d'arracher
les oliviers plantés en souvenir du jeune Ilan Halimi à Epinay-sur-Seine et à Menton.
Rien ne peut justifier qu'un jeune cannois soit coursé et doive se réfugier,
sous les insultes antisémites, chez un commerçant. Rien ne peut justifier qu'un
rabbin soit roué de coups devant son fils à Orléans ou qu’un homme soit traité
de « sale juif » sur la promenade des anglais. Rien. Celui qui
agresse un juif en prétextant la guerre à Gaza se trompe d’adversaire et ne
saurait être excusé. Il est l’auteur d’une agression antisémite et doit
répondre de ses actes devant la justice.
Aujourd’hui, le Rassemblement National
se maquille mais nous n’oublions pas que c’est historiquement le parti de l’antisémitisme
et du négationnisme. La poussière est seulement sous le tapis, la haine
derrière la cravate.
Le 7 octobre 2023 est également
le début de la réponse totalement disproportionnée à l’attaque du Hamas,
l’épuration ethnique lancée par Israël à Gaza faisant plus de 67 000 morts.
Benyamin Netanyahu est sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour
crime de guerre et crime contre l’humanité. L’ONU a déclaré l’état de famine à
Gaza touchant plus de 500 000 personnes. L’annexion de la Cisjordanie se
poursuit sans lien avec la lutte contre le Hamas.
Tout comme s’en prendre aux
personnes de confession juive en pensant combattre l’Etat d’Israël est une
erreur, assimiler la défense des droits de l’Homme et du droit des peuples à
disposer d’eux-mêmes à de l’antisémitisme est une faute politique.
Assimiler la dénonciation des
exactions israéliennes à de l’antisémitisme revient à faire taire la défense
des droits de l’Homme et à empêcher la dénonciation du génocide en cours.
Plus que jamais attachés à une
paix juste et durable entre israéliens et palestiniens, condamnant
l’assimilation des personnes de confession juive aux exactions de l’Etat
d’Israël, condamnant l’assimilation de la défense des droits de l’Homme à de
l’antisémitisme, nous devons nous rassembler et réaffirmer sans relâche nos
valeurs humanistes.
Nice, le 7 octobre 2025
Jonathan Gensburger et David
Nakache
Une salle pleine à craquer, des idées, de l'envie, la première réunion organisée à la suite de notre appel "Nice 2026 : reprenons la main" a donné lieu à une agora vivifiante et déterminée hier soir.
Bonjour,
NICE 2026
REPRENONS LA MAIN MAINTENANT!
La Promenade des Anglais, le Vieux Nice, la colline du Château, la coulée verte... La beauté de ces paysages, dignes des nombreuses cartes postales connues du monde entier, ne doit pas masquer le fait que plus d’un·e Niçois·e sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, que Nice est l’une des villes les plus polluées de France et que la crise du logement y sévit, touchant une majorité des habitants et habitantes de notre ville.
À l’Assemblée nationale, Nice est représentée par trois député·es d’extrême droite. Ici, comme ailleurs à travers le pays et la planète, un vent mauvais souffle : celui de la régression sociale, du racisme et de la xénophobie, de l’autoritarisme, de l’inaction face au dérèglement climatique...
Faut-il se résigner à cette situation ? Faut-il assister, sans rien faire, aux prochaines élections municipales, à la reconduction de la droite extrême et, pire encore, à l’arrivée de l’extrême droite ?? Devra-t-on, une nouvelle fois, constater l’incapacité des forces de gauche et de l’écologie à porter une véritable alternative à Nice ???
Résignation et passivité ? Non merci !
Mettre en œuvre une véritable alternative à Nice, comme ailleurs, est une urgence. Mais cela ne se décrète pas, ne se délègue pas. Cela se construit en créant une véritable dynamique, associant très largement, non seulement les forces politiques, mais aussi les forces sociales, associatives et citoyennes qui agissent au quotidien et qui ont toute leur place pour proposer une nouvelle voie pour Nice.
Face à la droitisation de notre société, face au danger que représente l’extrême droite, des femmes et des hommes attaché·es aux valeurs de progrès veulent s’en mêler !
Si nous voulons créer les conditions d’une véritable rupture avec cette dynamique mortifère, le temps de l’élaboration d’un programme par quelques-un·es n’est plus de mise.
Si nous voulons que le plus grand nombre s’y retrouve, il faut créer les conditions pour que, dans notre ville, toutes celles et ceux pour qui l’humanisme et la solidarité ne sont pas de vains mots, puissent être partie prenante et non de simples spectateurs et spectatrices.
Nous, citoyennes et citoyens de la gauche et de l’écologie, dans la diversité et le respect de nos engagements, face aux Estrosi, Ciotti et autres Vardon, nous voulons créer les conditions pour rendre possible une véritable alternative à Nice.
Pour en débattre, nous vous invitons à un premier échange
le mardi 29 avril à 18h30
à la salle FSGT, au 27 rue Smolett à Nice.
Interviews données concernant cet appel :
BFM Nice Côte d'Azur : https://youtu.be/AHOW_
Nice Presse : https://nicepresse.com/
Les 200 signataires :
Akeb Théo Syndicaliste étudiant et militant politique