Article Nice Matin du 3 mars 2026 :
David Nakache
Président de l'association "Tous citoyens !" - Membre du rassemblement citoyen "Viva" et de la liste "Nice Front Populaire"
lundi 2 mars 2026
« Fou qui songe à ses querelles, au cœur du présent combat »
Communiqué
de presse Nice Front Populaire :
« Fou
qui songe à ses querelles, au cœur du présent combat »
Face aux enjeux sociaux,
écologiques et démocratiques majeurs au cœur des élections municipales 2026
pour la Ville de Nice et la Métropole Nice Côte d’Azur, notre liste « Nice
Front Populaire » a œuvré sans relâche, pour le rassemblement large et ouvert
de toutes les forces de la gauche et de l’écologie.
La liste « Unis pour
Nice » (PS – PCF – Ecologistes) a décidé de fermer la porte, de nouveau, à
toute possibilité d’union au deuxième tour. En effet, Juliette Chesnel-Le Roux
a déclaré à BFM Nice Côte d’Azur, le 27 février, qu’elle refusait tout
rassemblement avec notre liste en prenant prétexte d’arguments fallacieux. Elle
a réitéré sa position de fermeture, confirmée par Julien Picot et Patrick
Allemand dans leurs déclarations relayées par Nice Matin le 2 mars.
Nous prenons acte, à regret,
de cette décision. L’abandon d’une démarche unitaire de toute la gauche met en
péril l’espoir de barrer la route à la droite-extrême de Christian Estrosi et à
l’extrême droite d’Éric Ciotti. Cette stratégie est irresponsable.
Nous appelons les 71 membres
de la liste « Unis pour Nice » ainsi que les adhérent-es niçois-es
des Ecologistes, du Parti Socialiste et du Parti Communiste, à revenir à la
raison et à inverser le cours des choses. Ils et elles porteront la
responsabilité de cette désunion et de ses possibles conséquences.
A l’inverse, nous rappelons notre double
engagement, ferme et constant :
1. Nous
tendons la main à l’ensemble des forces de gauche et de l’écologie pour un
rassemblement large et ouvert pour ces élections municipales
2. Nous
ne nous désisterons pas et nous maintiendrons notre liste pour offrir aux
citoyennes et aux citoyens la possibilité de voter pour une gauche de rupture,
solidaire et écologiste, fidèle aux valeurs et au programme du Nouveau Front
Populaire.
Nous appelons l’ensemble des
Niçoises et des Niçois à nous rejoindre pour barrer la route à Christian
Estrosi et à Éric Ciotti, à leur politique antisociale et écocide, au
surtourisme, au mal logement, et à la xénophobie.
« Quand les blés sont
sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses
querelles
Au cœur du commun
combat »
Louis Aragon
.
Nice,
le 2 mars 2026
Nice
Front Populaire
jeudi 29 janvier 2026
vendredi 2 janvier 2026
Nice Front Populaire : inauguration de notre local de campagne dimanche 4 janvier !
David Nakache
lundi 29 décembre 2025
Honorer Brigitte Bardot, banaliser le racisme et l’homophobie
Nice Front Populaire
« Honorer Brigitte Bardot, banaliser le racisme et l’homophobie »
A nouveau, Christian Estrosi souhaite que notre ville honore une personne définitivement condamnée par la justice. A nouveau, il souhaite mettre à l’honneur le racisme et la discrimination à Nice.
En effet, à la suite du décès de Brigitte Bardot, l’actuel maire de Nice a déclaré que le « nom de Brigitte Bardot sera donné à un lieu emblématique » de la ville. Or Brigitte Bardot, si elle a marqué le cinéma français et s’est engagée dans la défense des droits des animaux, a été, par ailleurs, condamnée à de multiples reprises pour des propos racistes.
Elle a été condamnée en 1997, 2000, 2003, 2004 et 2008 pour incitation à la haine et propos racistes visant les personnes de confession musulmanes. Elle déclarait par exemple en 1996 que la France était "de nouveau envahie (…) par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. » En 2021, elle est condamnée cette fois-ci pour avoir qualifié les Réunionnais de "population de dégénérés encore imprégnée des traditions barbares qui sont leur souche". Sans être condamnée, elle a tenu des propos très clairement homophobes parlant de « lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foire ».
Et ce n’est pas la première fois que Christian Estrosi honore ou souhaite honorer des personnalités condamnées par la justice. En 2018 il a attribué un nom de rue à Charles Pasqua, en 2019, à Jacques Médecin, et, en 2020, il a fait ériger une statue à l’effigie de Jacques Chirac. Il a récemment annoncé vouloir attribuer le nom de Nicolas Sarkozy au parvis du futur commissariat central de Nice, alors que l’ancien président a été définitivement condamné dans l’affaire Bygmalion et dans l’affaire Bismuth.
En rendant hommage à Jacques Médecin, Christian Estrosi n’a pas simplement honoré un multirécidiviste mais également celui qui avait, en 1974, jumelé la ville de Nice avec celle du Cap, en Afrique du Sud, en soutien à la politique d'apartheid qui y était menée. Jacques Médecin affirmait, en 1986, que « La France va être envahie par tous les macaques qui n'ont rien d'autre à faire que venir vivre chez nous. »
Honorer des personnes définitivement condamnées c’est nier l’importance de la justice et de la probité.
Honorer des personnes racistes et homophobes revient à banaliser et à normaliser le racisme et l’homophobie.
Notre liste Nice Front Populaire s’oppose à cette décision unilatérale et inacceptable du maire de Nice : nous refusons que notre ville banalise le racisme et l’homophobie.
Nice, le 29.12.2025
Nice Front Populaire
vendredi 26 décembre 2025
Pour une Aire Marine véritablement Protégée à Nice
jeudi 18 décembre 2025
Pour un carnaval véritablement populaire et festif !
Communiqué de presse Nice Front Populaire
Pour un carnaval véritablement populaire et festif !
Le carnaval de Nice approche à grands pas. Sous l’effet d’une politique culturelle néolibérale visant à marchandiser la culture et le patrimoine, le carnaval, fête historique du calendrier niçois qui célèbre cette année ses 152 ans, a connu ces dernières décennies une véritable transformation, perdant son caractère populaire et festif. Sacrifié sur l’autel de l’attractivité touristique et du rayonnement international, il n’a plus de carnaval que le nom !
La pétition lancée à l'occasion du dernier carnaval par le rassemblement citoyen ViVA! a ouvert un large débat à Nice et a poussé la Ville de Nice à organiser un défilé gratuit et ouvert le long de l’avenue Jean Médecin, mais cela ne suffit pas. Aujourd’hui, Nice Front Populaire, dans la continuité de ViVA!, propose d’aller plus loin.
La question du carnaval ne peut être pensée séparément d’un modèle économique qui favorise actuellement le sur-tourisme, un rapport marchand à la culture et au patrimoine, et développe l’image d’une société fermée.
La mise en scène sécuritaire a fait son temps ! Chaque année depuis l’attentat de la promenade des Anglais en 2016, nous assistons à une mise en scène aussi grotesque qu’inefficace à l’occasion du carnaval. Les pouvoirs publics barricadent et privatisent le centre-ville au nom d’une sécurité au coût faramineux qui pénalise le quotidien des habitant·es. Le carnaval, véritable bunker cerclé de palissades noires, coupe la ville en deux. La ligne 1 de tramway est interrompue et oblige les usagers à descendre. Par ailleurs, quel amusement y a-t-il à déambuler entre un dispositif anti-terroriste et des policier·es encagoulé·s et armé·es ? L’organisation de la « Carnavalina » sur l’avenue Jean Médecin lors de la dernière édition du carnaval, gratuite et sans palissade, a démontré que l’on pouvait assurer la sécurité des participant·es sans surjouer la sécurité. Et bien d’autres villes organisent des événements festifs sans les bunkériser.
Désormais géré par l’Office de tourisme, le carnaval n’est plus destiné qu’aux seul·es touristes et les habitant·es de Nice ont été dépossédé·es de leur fête. Il apparaît comme une activité touristique qui, dans un rapport marchand à la culture, cherche à satisfaire des « client·es ». Le spectateur ou la spectatrice fait ainsi la queue des heures durant pour assister, voire consommer, la plupart du temps de manière assise et passive, à une prestation spectaculaire… Cette organisation rompt complètement avec la spontanéité de cette fête transgressive, provocatrice et libératrice censée renverser, pour un temps, l’ordre social ! Or, la culture vivante ne peut être que participative. À rebours d’une vision folkloriste et marchande des fêtes et de la culture, le carnaval doit redevenir un élément de la tradition populaire niçoise, dans un esprit pantaï !
Le carnaval est et doit rester un bien commun. Autrefois haut moment de la vie niçoise, il doit redevenir un temps de participation et de cohésion sociale où les habitant·es sont pleinement acteur·ices de ces festivités qui leur appartiennent.
Nice Front Populaire s’engage à :
- Rendre le carnaval gratuit et sans aucune condition pour les habitant-es de la Métropole Nice Côte d’Azur
- Soutenir les carnavals indépendants et les comités des fêtes qui les organisent dans tous les quartiers niçois, et sans les cantonner aux seuls jardins publics.
Vive le carnaval libre, festif et populaire !






