lundi 6 avril 2026

Nice et Cagnes-sur-Mer sous « surveillance citoyenne »

 


Communiqué de presse du rassemblement citoyen Viva

Nice et Cagnes-sur-Mer sous « surveillance citoyenne »

 

Bruno Retailleau, président du parti « Les Républicains » a déclaré vouloir mettre les élus municipaux de la France Insoumise « sous surveillance » grâce à un « observatoire des municipalités LFI », créé pour « ne rien laisser passer ». Cette stratégie vise à faire de la gauche radicale le principal « ennemi de la République », atténuant volontairement, par incidence, le danger que représente l’extrême droite.

Les Alpes-Maritimes ont vu, lors des élections municipales de mars 2026, les villes de Nice, Cagnes-sur-Mer et Menton tomber sous l’emprise de l’extrême droite. Le maire de Nice, sitôt élu, s’est mis en scène en postant sur les réseaux sociaux les photos d’une opération de traque des SDF qui dormaient près de la voie rapide. Le maire de Cagnes-sur-Mer a tenu des propos stigmatisants en s’opposant à la ligne 4 de tramway de peur de faciliter la venue dans sa ville des Niçoises et des Niçois résidant dans le quartier des Moulins.

Par ailleurs, l’arrivée de partis d’extrême droite au pouvoir a pour conséquence directe d’exacerber les velléités de groupuscules d’ultra droite et des agressions ont eu lieu, dans le Vieux Nice et sur le Bd Jean Jaurès, 24h à peine après l’élection d’Éric Ciotti.

Le rassemblement citoyen Viva annonce mettre sous « surveillance citoyenne » la gestion de la Ville de Nice par Éric Ciotti, la gestion de la Ville de Cagnes-sur-Mer par Bryan Masson, leur gestion commune de la Métropole Nice Côte d’Azur ainsi que les agissement des groupuscules d’ultra droite : nous dénoncerons chaque atteinte aux droits des personnes, chaque entrave aux droits des associations et de l’ensemble des acteurs et actrices de la société civile, chaque entreprise de destruction du vivant et de la biodiversité, chaque agression raciste, atteinte à l’intégrité physique et morale des personnes.  

 

Nice, le 6 avril 2026

Le rassemblement citoyen Viva !



samedi 4 avril 2026

Protection fonctionnelle : Christian Estrosi débouté


Protection fonctionnelle : Christian Estrosi débouté


Lors des nombreuses procédures - baillons qu'il avait engagées contre des opposants politiques ou des journalistes, Christian Estrosi a bénéficié de la protection fonctionnelle et a donc fait payer ses frais de justices par les contribuables niçois. J'ai dénoncé ce mésusage de la protection fonctionnelle à de nombreuses reprises. Jean Christophe Picard, conseiller municipal écologiste, a saisi le préfet des Alpes-Maritimes et Philippe Vardon, conseiller municipal d'extrême droite, a saisi le tribunal administratif.

La cour administrative d'appel de Marseille a débouté la Ville de Nice le 3 février 2026 dans deux de ces affaires : celle engagée contre le journaliste d'investigation David Thomson et celle engagée à mon encontre à propos de la dénonciation du phénomène de corruption à Nice.

Pour mémoire, Christian Estrosi a engagé deux procédures à mon encontre pour me faire taire, procédures qu'il a toutes deux perdues.  

Cette décision est définitive car Eric Ciotti, nouveau maire de Nice, a fait savoir à la presse qu'il ne la contestera pas.

Cet arrêt d'appel amène plusieurs remarques :

1. Une victoire pour le bon usage de la protection fonctionnelle :

La protection fonctionnelle est une disposition légale utile et souvent indispensable qui sert à protéger les agents publics et les élus contre les attaques ou les mises en causes pénales dont ils peuvent être l'objet dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions ou de leurs mandats. Cette protection ne doit pas être dévoyée et détournée de son objet. Or ici il ne s'agit pas d'un élu attaqué dans l’exercice de ses fonctions mais d'un élu qui engage lui-même des batailles judiciaires à des fins personnelles.

2. Une victoire pour le bon usage des fonds publics :

Ce n'est pas au contribuable de payer à la place de Christian Estrosi, qui va devoir payer lui-même ses frais de justice dans ces deux affaires, comme tout justiciable. Cette décision fera jurisprudence et pourra être utilisée pour contrer, à l'avenir, des tentatives abusives de détournement de la protection fonctionnelle. Elle contribue au bon usage des fonds publics.

3. Une victoire pour la liberté d'expression :

Les procédures baillons sont un danger pour la démocratie car elles servent à exercer des pressions contre les opposants politiques, la presse ou les lanceurs d'alerte. Le fait que les frais de justice de ces procédures baillons, lorsqu'elles sont lancées par des maires, ne soient pas systématiquement couverts par la protection fonctionnelle va freiner ces procédures.

4. Une décision incomplète :

Le bénéfice de la protection fonctionnelle par Christian Estrosi a été annulé dans l'affaire qu'il a engagée à mon encontre pour diffamation lorsque j'ai déclaré qu'il fallait en finir avec la corruption à Nice. Mais elle aurait également pu être annulée dans la seconde affaire qu'il a engagée à mon encontre, pour injure publique, lorsque j'ai déclaré que Nice avait un maire xénophobe. En effet, j'ai été relaxé de cette accusation en première instance et en appel et Christian Estrosi n'est pas allé au bout de sa procédure en cassation. Je précise que, contrairement à ce qui est relaté dans plusieurs articles, je n'ai pas déclaré que Christian Estrosi était un maire "raciste". J'ai uniquement utilisé le terme "xénophobe", qui désigne l'hostilité vis-à-vis des étrangers.

5. Une publication trop tardive :

On ne peut que regretter le choix de la cour d'appel de Marseille de ne rendre publique la décision rendue le 3 février que fin mars, une fois les élections municipales passées. Les électrices et les électeurs ont été privé, avant de voter, d'une information importante concernant le mauvais usage des fonds publics par Christian Estrosi. 



L'article de blog de Jean Christophe Picard : 

Christian Estrosi devra payer lui-même deux procédures-bâillons

lundi 30 mars 2026

Nice, la traque des pauvres reprend


 Communiqué de presse de l'association Tous citoyens

Nice, la traque des pauvres reprend 


Christian Estrosi avait organisé la traque des SDF à Nice : démantèlement de camps de migrants, arrêtés anti-mendicité, éloignement des maraudes alimentaires du centre ville, suppression de fontaines et de bancs publics, éloignement des centres de soins contre la toxicomanie, fermeture d'une rue pour chasser des personnes sous addiction, etc.

A peine élu maire de Nice, Eric Ciotti fait de même. Il publie fièrement sur ses réseaux sociaux une photo de lui entouré de policiers allant chasser une personne sans domicile qui essayait de survivre, sous une tente, en bordure de la voie rapide. 


Il écrit, pour justifier son action : "Tolérance zéro pour ceux qui occupent illégalement l'espace public"

Tolérance zéro contre les pauvres ou contre la pauvreté ?

Où est la démonstration de force lorsque l'on s'en prend aux plus vulnérables ? 

Quelle solution d'hébergement et quel accompagnement social ont été proposés à cette personne ?

Une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté à Nice. De plus en plus de personnes survivent sans domicile stable. Ce dont nous avons besoin, c'est d'une véritable politique sociale.

Il faut aider les personnes à sortir de la misère, lutter contre la pauvreté et non traquer les personnes pauvres.


Nice, le 31 mars 2026

Association Tous citoyens !

"Comité d'accueil anti-Ciotti devant la mairie"

 Article Nice Matin du 28.03.2026




samedi 28 mars 2026

Projection - débat "Promis le ciel"

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter à la projection - débat du film " Promis le Ciel », d'Erige SEHIRI, lundi 30 mars à 19 heures au Megarama avenue François Mitterrand à Nice (arrêt de tram L1 Vauban).

Cette fiction conte avec délicatesse les liens entre trois femmes exilées en Tunisie et une petite fille rescapée de la traversée de la Méditerranée. Elle  jette une lumière crue sur la politique de répression menée par le président tunisien Kaïs Saïed à l’égard des exilé·es subsaharien·nes et aborde tous les dangers de la migration : précarité des exilées, non- respect des droits humains, accords entre pays ne respectant pas les droits humains et l’UE …

​​

Une initiative de SOS Méditerranée, avec la participation d'Amnesty International, La Cimade et Tous citoyens.

Venez nombreuses et nombreux

L'équipe de Tous citoyens !


jeudi 26 mars 2026

Nouveaux drames à la frontière franco-italienne


Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !

Nouveaux drames à la frontière franco-italienne


Un jeune exilé de 17 ans a été secouru, hier, après une chute de plusieurs mètres sur le sentier du « pas de la mort ». Il est hospitalisé, souffre d'hypothermie et d'une fracture du bassin.

Il y a une dizaine de jour, un Tunisien de 25 ans est décédé en longeant la voie ferrée reliant Vintimille à Menton, heurté par un train en pleine nuit.

La fermeture de la frontière et la traque organisée par les autorités italiennes et françaises poussent les exilé-es à se mettre en danger pour passer.

On dénombre une cinquantaine de décès à la frontière franco-italienne en 10 ans. Ces décès sont banalisés et la presse française s’en fait à peine écho.

Cette frontière est une frontière interne à l’Union Européenne et n’a pas vocation à rester fermée.

Il est urgent de créer des voies légales de migration !

 

Nice, le 26 mars 2026

Association Tous citoyens !



mercredi 25 mars 2026

Le « jour d’après » à Nice : agression néo fasciste

 

Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !

Le « jour d’après » à Nice : agression néo fasciste


Lundi 23 mars 2026, au lendemain de l’élection d’Éric Ciotti à la mairie, la CGT spectacle organisait un rassemblement contre l’extrême droite, à 18h, place Saint François à Nice.

Notre association y a participé et pris la parole pour inciter les citoyens et citoyennes à s’engager et à se mobiliser, que ce soit politiquement, syndicalement ou associativement. La mobilisation citoyenne est déterminante pour lutter contre la montée de l’extrême droite, de la xénophobie et de la haine.

A la fin du rassemblement un groupe d’une vingtaine de jeunes hommes, habillés de noir, s’est posté à l’extrémité sud de la place. Après la dispersion des manifestants, des agressions violentes ont eu lieu par des hommes vêtus et cagoulés de noir. Des jeunes manifestants ont été victimes d’insultes, de coups de poing et de coups de pied. Certains se sont réfugiés dans un fast food bd Jean Jaurès où leurs agresseurs les ont poursuivis. La police est intervenue.

Depuis plusieurs mois des groupuscules néo fascistes se livrent à des démonstrations de force à Nice, devant le monument au mort ou place Garibaldi. Une agression raciste a eu lieu en décembre dernier dans le Vieux Nice. Ces groupuscules se sentent renforcés par l’élection d’Éric Ciotti et du Rassemblement National à la tête de la Ville de Nice et de la Métropole Nice Côte d’Azur.

Nous dénonçons ce déchainement de violence néo fasciste. Nice ne doit pas devenir un lieu de violences et de peurs où des agressions de ce type se banalisent, comme à Lyon et dans d’autres villes de France.

Nous demandons au Préfet des Alpes-Maritimes de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser ces agressions et empêcher ces groupuscules d’agir.

Restons toutes et tous mobilisés et unis face à l’extrême droite !


Nice, le 24 mars 2026

Association Tous citoyens !