samedi 3 octobre 2026

Mobilisation lycéenne : une réponse policière disproportionnée

Les lycéennes et lycéens demandent de meilleures conditions d'éducation. L'Etat leur répond par une répression aveugle et totalement disproportionnée.

L'Etat brutalise notre jeunesse au lieu de répondre par le dialogue.

Cette répression violente va créer chez nos jeunes un sentiment d'injustice et une défiance durable vis à vis de nos institutions.

Cette politique de répression est irresponsable et inacceptable.

Interview BFM Nice Côte d'Azur le 30.09.2026



dimanche 20 septembre 2026

Principe de précaution : stop au projet Vatel à Nice Grand Arénas

 


Communiqué de presse :

Principe de précaution : stop au projet Vatel à Nice Grand Arénas

 

L’école internationale d’hôtellerie Vatel devrait très prochainement, selon la presse locale, obtenir son permis de construire au Grand Arenas à Nice, en complément d’un second site situé à Saint Laurent du Var. 800 étudiants y seront formés aux métiers de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme.

Le chantier Vatel du Grand Arénas devrait débuter en 2027 et être livré en septembre 2029. Le bâtiment, de 11 000 m2, devrait comprendre l’école d’hôtellerie elle-même et un projet immobilier de 710 logements.

Problème : le sol est instable. Le terrain est bordé, à l’est, par le tunnel de sortie de la voie rapide, dont la construction a nécessité l’injection non prévue de ciment pour éviter les infiltrations d’eau. A l’ouest, de l’autre côté de la ligne de tramway, se trouve le bâtiment « L’Avant-Scène », de 36 000 m2, qui s’est enfoncé de 16 cm dans le sol. Entre expertises de l’assureur, possibilité de renforcement ou éventuelle destruction et inertie politique, le chantier est à l’arrêt depuis plusieurs années et les acquéreurs ne sont toujours pas dédommagés. Encore à l’ouest, se trouve la gare Saint Augustin dont la construction a nécessité, elle aussi, des injections de ciment non prévues pour consolider les fondations.

L’ensemble du périmètre est situé dans la plaine du Var, dans une zone anciennement classée inondable et inconstructible. L’aménagement urbain de cette zone fait partie l’OIN Plaine du Var, projet dénoncé par de nombreuses associations, et aboutit à la bétonisation de zones naturelles et de terre fertiles, les anciennes cultures maraichères de Nice.

Le porté à connaissance du préfet Gonzales, en février 2023, reclasse une zone alors constructible en zone rouge inondable, englobant une partie de l’aéroport et la partie sud du quartier de l’Arénas. Le projet Vatel est positionné à la lisière de la zone rouge !

Si le projet Vatel du Grand Arénas peut, sur le papier, sembler séduisant, il se heurte au principe de précaution.

Éric Ciotti a déclaré à la presse vouloir accorder ce permis de construire alors qu’il avait lui-même dénoncé les erreurs commises pour l’Avant-Scène. Le maire de Nice peut-il garantir que le scénario catastrophe de l’Avant-Scène ne se reproduise pas avec le projet Vatel ?

Il y a deux ans, nous dénoncions la situation de l’Avant-Scène et « l’impasse de la bétonisation à outrance ».

Nous réitérons notre demande : "décréter un moratoire sur toute nouvelle construction dans la Plaine du Var tant que toute la transparence n’aura pas été faite sur chacun des projets en cours et que l’ensemble des risques n’auront pas été réévalués."

Nous demandons la suspension du projet Vatel au Grand Arénas tant que des garanties n’auront pas été rendues publiques face aux risques encourus.

La recherche de l’attractivité économique et le développement urbain doivent tenir compte des risques géologiques et du dérèglement climatique. Le principe de précaution doit être appliqué, à Nice comme ailleurs.

 

Nice, le 20 septembre 2025

Association Tous citoyens !


vendredi 18 septembre 2026

«La preuve par Nice»: dans le sud de la France, le laboratoire budgétaire de Marine Le Pen et de la droite dure

 Article du quotidien suisse "Le temps" du 18.09.2026

"Figure de la gauche et des écologistes à Nice, David Nakache demande « à quoi et à qui vont servir ces économies. (....) Éric Ciotti réduit la taxe foncière alors qu’il faut construire des logements sociaux. Il baisse la taxe sur les résidences secondaires alors qu’il faut favoriser les résidences principales. Il offre deux heures de parking gratuites au lieu de développer les mobilités douces (...) Il fait des cadeaux à ceux qui l’ont élu. » "


Nice Matin - "La mairie n'est pas une paroisse"

 Nice Matin 17.09.2026




mardi 1 septembre 2026

Vêtements religieux dans l’espace public : la réponse d’Aristide Briand


Vêtements religieux dans l'espace public : la réponse d'Aristide Briand


Marine Le Pen annonce vouloir interdire le port du voile dans l’espace public. Celles et ceux qui sont opposés à cette mesure lui répondent. Mais, en réalité, nous rejouons un débat qui a déjà eu lieu. Le 26 juin 1905, lors des débats parlementaires préalables au vote de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, le député Charles Chabert défend un amendement pour interdire le port de la soutane dans la rue. Aristide Briand lui répond et l’emporte, soutenu par Jean Jaurès.

Selon Chabert, le port de la soutane constituait un acte politique, un acte de prosélytisme permanent, contraire à la dignité humaine. La soutane représentait une « prison » et une aliénation pour celui qui la portait : « Il faut ôter la robe au prêtre pour libérer son cerveau ».  Ce sont les mêmes arguments que l'on retrouve aujourd'hui contre le voile.

Aristide Briand lui répond qu’une loi qui vise à instaurer un régime de liberté du point de vue confessionnel ne peut imposer la coupe d’un vêtement. Mais il ajoute un risque de détournement de la mesure :

« Mais la soutane une fois supprimée, M. Chabert peut être sûr que, si l’Eglise devait y trouver son intérêt, l’ingéniosité combinée des prêtres et des tailleurs aurait tôt fait de créer un vêtement nouveau, qui ne serait plus la soutane, mais se différencierait encore assez du veston et de la redingote pour permettre au passant de distinguer au premier coup d’œil un prêtre de tout autre citoyen. »

Ce qui doit primer, selon Briand, c’est le principe de liberté, et la laïcité anti-religieuse a été mise en minorité en 1905.

La République garantit l'égalité des citoyens devant la loi sans distinction d'origine, de race ou de religion et respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution). 

La laïcité rend possible la liberté de conscience, de croire ou de ne pas croire en Dieu. A ceux qui croient, elle garantit le libre exercice du culte.

Si les signes ostensibles sont interdits dans les établissements scolaires et si la Burqa, qui dissimule le visage et empêche l'identification, est interdite partout, le port de signes ostensibles dans l'espace public est autorisé par la loi. Se vêtir comme bon nous semble relève d'une liberté individuelle à laquelle il ne faut pas renoncer. 

Le RN, lorsqu’il parle de l’islamisation de notre société, confond volontairement islam, fondamentalisme et menace terroriste.

Refuser la police du vêtement et laisser les femmes se vêtir librement, c’est précisément combattre le fondamentalisme. Car ce sont les fondamentalistes qui cherchent à contrôler les vêtements et le corps des femmes.

Respecter les libertés individuelles ne veut pas dire être laxiste face au terrorisme. Cela veut dire préserver et défendre le modèle démocratique que le djihadisme combat, préserver et défendre les libertés que le djihadisme veut abolir, refuser de céder à la haine et au rejet de l’autre.

Il faut relire Briand et Jaurès. Si la laïcité ne réglemente pas les tenues vestimentaires ce n’est pas un oubli ou un manque, c’est un choix délibéré : il faut rendre possible et préserver les libertés individuelles au sein de l’espace public.