dimanche 20 septembre 2026

Principe de précaution : stop au projet Vatel à Nice Grand Arénas

 


Communiqué de presse :

Principe de précaution : stop au projet Vatel à Nice Grand Arénas

 

L’école internationale d’hôtellerie Vatel devrait très prochainement, selon la presse locale, obtenir son permis de construire au Grand Arenas à Nice, en complément d’un second site situé à Saint Laurent du Var. 800 étudiants y seront formés aux métiers de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme.

Le chantier Vatel du Grand Arénas devrait débuter en 2027 et être livré en septembre 2029. Le bâtiment, de 11 000 m2, devrait comprendre l’école d’hôtellerie elle-même et un projet immobilier de 710 logements.

Problème : le sol est instable. Le terrain est bordé, à l’est, par le tunnel de sortie de la voie rapide, dont la construction a nécessité l’injection non prévue de ciment pour éviter les infiltrations d’eau. A l’ouest, de l’autre côté de la ligne de tramway, se trouve le bâtiment « L’Avant-Scène », de 36 000 m2, qui s’est enfoncé de 16 cm dans le sol. Entre expertises de l’assureur, possibilité de renforcement ou éventuelle destruction et inertie politique, le chantier est à l’arrêt depuis plusieurs années et les acquéreurs ne sont toujours pas dédommagés. Encore à l’ouest, se trouve la gare Saint Augustin dont la construction a nécessité, elle aussi, des injections de ciment non prévues pour consolider les fondations.

L’ensemble du périmètre est situé dans la plaine du Var, dans une zone anciennement classée inondable et inconstructible. L’aménagement urbain de cette zone fait partie l’OIN Plaine du Var, projet dénoncé par de nombreuses associations, et aboutit à la bétonisation de zones naturelles et de terre fertiles, les anciennes cultures maraichères de Nice.

Le porté à connaissance du préfet Gonzales, en février 2023, reclasse une zone alors constructible en zone rouge inondable, englobant une partie de l’aéroport et la partie sud du quartier de l’Arénas. Le projet Vatel est positionné à la lisière de la zone rouge !

Si le projet Vatel du Grand Arénas peut, sur le papier, sembler séduisant, il se heurte au principe de précaution.

Éric Ciotti a déclaré à la presse vouloir accorder ce permis de construire alors qu’il avait lui-même dénoncé les erreurs commises pour l’Avant-Scène. Le maire de Nice peut-il garantir que le scénario catastrophe de l’Avant-Scène ne se reproduise pas avec le projet Vatel ?

Il y a deux ans, nous dénoncions la situation de l’Avant-Scène et « l’impasse de la bétonisation à outrance ».

Nous réitérons notre demande : "décréter un moratoire sur toute nouvelle construction dans la Plaine du Var tant que toute la transparence n’aura pas été faite sur chacun des projets en cours et que l’ensemble des risques n’auront pas été réévalués."

Nous demandons la suspension du projet Vatel au Grand Arénas tant que des garanties n’auront pas été rendues publiques face aux risques encourus.

La recherche de l’attractivité économique et le développement urbain doivent tenir compte des risques géologiques et du dérèglement climatique. Le principe de précaution doit être appliqué, à Nice comme ailleurs.

 

Nice, le 20 septembre 2025

Association Tous citoyens !


vendredi 18 septembre 2026

«La preuve par Nice»: dans le sud de la France, le laboratoire budgétaire de Marine Le Pen et de la droite dure

 Article du quotidien suisse "Le temps" du 18.09.2026

"Figure de la gauche et des écologistes à Nice, David Nakache demande « à quoi et à qui vont servir ces économies. (....) Éric Ciotti réduit la taxe foncière alors qu’il faut construire des logements sociaux. Il baisse la taxe sur les résidences secondaires alors qu’il faut favoriser les résidences principales. Il offre deux heures de parking gratuites au lieu de développer les mobilités douces (...) Il fait des cadeaux à ceux qui l’ont élu. » "


mardi 1 septembre 2026

Vêtements religieux dans l’espace public : la réponse d’Aristide Briand


Vêtements religieux dans l'espace public : la réponse d'Aristide Briand


Marine Le Pen annonce vouloir interdire le port du voile dans l’espace public. Celles et ceux qui sont opposés à cette mesure lui répondent. Mais, en réalité, nous rejouons un débat qui a déjà eu lieu. Le 26 juin 1905, lors des débats parlementaires préalables au vote de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, le député Charles Chabert défend un amendement pour interdire le port de la soutane dans la rue. Aristide Briand lui répond et l’emporte, soutenu par Jean Jaurès.

Selon Chabert, le port de la soutane constituait un acte politique, un acte de prosélytisme permanent, contraire à la dignité humaine. La soutane représentait une « prison » et une aliénation pour celui qui la portait : « Il faut ôter la robe au prêtre pour libérer son cerveau ».  Ce sont les mêmes arguments que l'on retrouve aujourd'hui contre le voile.

Aristide Briand lui répond qu’une loi qui vise à instaurer un régime de liberté du point de vue confessionnel ne peut imposer la coupe d’un vêtement. Mais il ajoute un risque de détournement de la mesure :

« Mais la soutane une fois supprimée, M. Chabert peut être sûr que, si l’Eglise devait y trouver son intérêt, l’ingéniosité combinée des prêtres et des tailleurs aurait tôt fait de créer un vêtement nouveau, qui ne serait plus la soutane, mais se différencierait encore assez du veston et de la redingote pour permettre au passant de distinguer au premier coup d’œil un prêtre de tout autre citoyen. »

Ce qui doit primer, selon Briand, c’est le principe de liberté, et la laïcité anti-religieuse a été mise en minorité en 1905.

La République garantit l'égalité des citoyens devant la loi sans distinction d'origine, de race ou de religion et respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution). 

La laïcité rend possible la liberté de conscience, de croire ou de ne pas croire en Dieu. A ceux qui croient, elle garantit le libre exercice du culte.

Si les signes ostensibles sont interdits dans les établissements scolaires et si la Burqa, qui dissimule le visage et empêche l'identification, est interdite partout, le port de signes ostensibles dans l'espace public est autorisé par la loi. Se vêtir comme bon nous semble relève d'une liberté individuelle à laquelle il ne faut pas renoncer. 

Le RN, lorsqu’il parle de l’islamisation de notre société, confond volontairement islam, fondamentalisme et menace terroriste.

Refuser la police du vêtement et laisser les femmes se vêtir librement, c’est précisément combattre le fondamentalisme. Car ce sont les fondamentalistes qui cherchent à contrôler les vêtements et le corps des femmes.

Respecter les libertés individuelles ne veut pas dire être laxiste face au terrorisme. Cela veut dire préserver et défendre le modèle démocratique que le djihadisme combat, préserver et défendre les libertés que le djihadisme veut abolir, refuser de céder à la haine et au rejet de l’autre.

Il faut relire Briand et Jaurès. Si la laïcité ne réglemente pas les tenues vestimentaires ce n’est pas un oubli ou un manque, c’est un choix délibéré : il faut rendre possible et préserver les libertés individuelles au sein de l’espace public.

lundi 31 août 2026

Levée des couleurs : Eric Ciotti rappelé à l'ordre


Levée des couleurs : Eric Ciotti rappelé à l'ordre


Le ministre de l'éducation nationale a très justement recadré le maire de Nice : comme nous l'écrivions dès l'annonce d'Eric Ciotti, le contenu pédagogique, y compris concernant l'éducation civique, relève de l'éducation nationale. C'est qu'à très clairement rappelé Edouard Geffray.

Eric Ciotti, qui ne cesse de prôner l'ordre et le respect des règles, est rappelé à l'ordre et aux règles de fonctionnement de la décentralisation : le maire s'occupe des conditions matérielles d'enseignement en école primaire, le ministère décide du contenu pédagogique.

Le maire de Nice annonce maintenir le déploiement des mâts dans les écoles pour y faire lever le drapeau tricolore alors que le drapeau tricolore y est déjà présent. Il s'agit donc d'une dépense à l'évidence inutile. 

Eric Ciotti, qui a supprimé la distribution de fournitures scolaires pour des raisons budgétaires, semble en réalité plus attaché à son obsession nationaliste qu'au bien être des élèves et à la réduction de la dette de la Ville de Nice.

Nice, le 31.08.2026
David Nakache

vendredi 28 août 2026

Nice : le chauvinisme avant les fournitures scolaires

Eric Ciotti vient d'annoncer l'installation de mâts dans les cours d'école afin d'y hisser le drapeau tricolore et envisage des levées de drapeau accompagnées de la Marseillaise.

Une question se pose : qu’est-ce qui est le plus utile aux écoliers niçois, des fournitures scolaires ou un drapeau tricolore ?

Eric Ciotti a supprimé la distribution de fournitures scolaires mais veut des levées de drapeau au son de la Marseillaise. Le message est clair : le chauvinisme remplace la lutte contre les inégalités sociales.

Après avoir prôné le port obligatoire de l'uniforme à l'école, mesure qui coûtait bien plus cher que la distribution de fournitures scolaires, il passe au drapeau et à l'hymne national.

Rappelons au maire de Nice que son rôle est de garantir les meilleures conditions matérielles d'éducation possibles. Le contenu pédagogique, y compris concernant l'éducation civique, relève de l'éducation nationale.




mercredi 26 août 2026

Attaque frontale de Bryan Masson contre la Ligue des Droits de l'Homme

 Article de Nice Premium : 

"La réaction de la gauche et des associations ne s’est pas fait attendre. David Nakache, président de Tous citoyens !, reproche à Bryan Masson de s’en prendre à une association de défense des droits humains : « Non, Bryan Masson, un maire ne peut attaquer et dénigrer ainsi une association de défense des droits humains. Il doit respecter les associations et les citoyennes et citoyens qui s’y engagent. »"


https://www.nicepremium.fr/actualites/bryan-masson-sen-prend-a-la-ldh-apres-la-decision-sur-le-couvre-feu-des-mineurs/



mardi 18 août 2026