Débat RMC du 18.08.2026 sur la distribution de fournitures scolaires avec Cedric Gourin, maire (LR) de Saint-Jean-de-Braye :
mardi 18 août 2026
mercredi 29 juillet 2026
Hommage à Marika (Marie Catherine Gassin)
dimanche 12 juillet 2026
Interview France 3 lors des 10 ans de l'attentat de la promenade des Anglais à Nice
Interview France 3 Côte d’Azur lors de la marche commémorative des 10 ans de l’attentat de Nice : la souffrance des victimes, les faits post attentat qui ont ajouté de la douleur à la douleur
samedi 11 juillet 2026
Hommage à Jeanne Thiémonge
J’apprends avec beaucoup de tristesse le décès de Jeanne Thiémonge.
Nous perdons une grande dame et une grande militante.
Toutes mes condoléances à sa famille et à ses proches.
jeudi 9 juillet 2026
14 juillet 2016 : commémorer ne suffit pas
14 juillet 2016 : commémorer ne suffit pas
Le 14 juillet 2026 nous allons commémorer les 10 ans de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016.
Commémorer, c’est se souvenir ensemble, partager une mémoire commune qui nous lie et nous relie. Commémorer le terrible attentat du 14 juillet 2016 permet d’honorer les 86 victimes disparues et les très nombreux blessés, de reconnaitre les souffrances physiques et psychologiques des survivant-es, des familles et des proches. Commémorer permet de transmettre la mémoire du drame, de l’inscrire encore davantage dans notre histoire collective. Commémorer permet de réaffirmer nos valeurs démocratiques, le refus de la violence et du terrorisme.
Pourquoi, dans ces conditions, commémorer l’attentat de Nice devient-il chaque année de plus en plus difficile ?
A Nice, à la douleur de l’attentat s’est ajoutée une douleur liée à des faits post attentat. Et de ces faits est né un besoin grandissant de vérité. Les 10 ans de l’attentat de Nice sont en réalité 10 ans de silences coupables, 10 ans d’absence de transparence, 10 ans d’absence de courage, 10 ans d’absence de vérité.
14 juillet, défaite nationale
Nice a connu un double traumatisme : le drame du 14 juillet 2016 et l'indignité de l'après 14 juillet. Quelques heures à peine après le drame, des polémiques indécentes entre le maire de Nice de l’époque, Christian Estrosi, et le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, se déversaient dans les médias, chacun accusant l’autre pour ne pas porter la responsabilité de la faiblesse du dispositif policier. Après l’abject voyeurisme médiatique, l’écœurante panoplie de la démagogie et de la récupération politicienne s’est déployée à Nice sans la moindre retenue, sans le moindre respect pour les victimes.
Puis vint l'impossible minute de silence du 18 juillet 2016. Alors qu’après les attentats de 2015 à Paris l’unité et la dignité étaient visibles par tous, il a été impossible, à Nice, de respecter ne serait-ce qu’une simple minute de silence en hommage à nos morts : en plus des huées à l’attention des politiques, les invectives racistes et islamophobes ont fusé de part et d’autre de la Promenade des Anglais où près de 42 000 personnes s’étaient rassemblées.
Puis vint le déchainement islamophobe, les violentes polémiques d’août 2016 sur le burkini, l’amplification de l'hystérie collective autour de l’islam, exutoire cruel à notre impuissance collective à lutter contre le terrorisme.
Et, enfin, le premier hommage aux victimes en octobre 2016 fut un hommage privatisé sur la colline du Château, excluant les Niçoises et les Niçois appelés à suivre l’hommage… à la télévision.
Dispositif de sécurité
Les 10 années qui ont suivies l’attentat de Nice sont 10 années d’attente que la vérité soit faite, en vain. 10 longues années et tant de questions sans réponse concernant :
- Les nombreux repérages préalables du terroriste
- L’absence de blocs bétons ou de véhicule permettant d’empêcher le camion de passer sur le trottoir de la promenade des Anglais
- Le nombre réel d’effectifs de police,
- Les pressions exercées et les médailles remise à des policiers qui n’auraient pas été présents sur les lieux le soir du 14 juillet pour faire croire que les effectifs de police nationale étaient suffisants ce soir-là.
Lors des audiences du procès des complices de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, en octobre 2022, de nombreux éléments sont venus attester de l’insuffisance du dispositif de sécurité. Retenons, entre autres, l’absences d’unités mobiles, mobilisées pour accompagner un déplacement de François Hollande à Avignon et l’épuisement des forces de l’ordre par l’événementiel permanent avec la pose réglementaire de jours de récupération.
La tenue d'un second procès judiciaire sur les failles du système de sécurité et les responsabilités afférentes est indispensable. Ce deuxième procès est une nécessité pour les familles et proches des victimes mais elle l'est aussi pour l'ensemble des Niçoises et des Niçois, et bien au-delà.
La menace terroriste ne peut être écartée. Même si aucun dispositif de sécurité ne peut prétendre à 100 % empêcher un attentat, il faut tirer les enseignements de l'inefficacité du dispositif mis en place le 14 juillet 2016 à Nice. Et, plus encore que le dispositif lui-même, c'est la conception de notre politique sécuritaire qui est en jeu.
Prélèvements d’organes
Comble de l’abject, paroxysme de l’atroce : des prélèvements d’organes ont été effectués sur les corps de victimes sans le consentement des familles et sans même les en informer.
Si certains ont pu penser qu’il s’agissait de prélèvements effectués pour des dons d’organes, il n’en n’est rien.
En 2018, la mère d’une enfant de 12 ans tuée dans l’attentat découvre dans un procès-verbal de mise sous scellés que des organes ont été prélevés sur le corps de sa fille. Lors du procès d’octobre 2022, l’ancien directeur de l'institut médico-légal de Nice, Gérald Quatrehomme, a reconnu que des organes avaient été prélevés sur les corps de 14 victimes, dont 4 enfants. Lors de ce même procès l'ancien procureur antiterroriste François Molins a estimé que le choix fait par les médecins légistes de prélever l'entièreté des organes de certaines victimes "ne se justifiait pas" et relève d’une « forme d’excès de zèle ». La majorité des familles concernées n'a pas été informée de ces prélèvements et certaines l'ont appris à l'audience.
Au total, 173 organes auraient été prélevés, dont le bloc utérin d’une enfant de 6 ans. L'identification des organes a été rendue impossible en raison de l'état de conservation des organes dans le formol, qui, avec le temps a altéré les tissus. Des tests ADN ont dû être réalisés pour restituer les organes aux familles mais ils n’ont pas été concluants. Des organes ont été restitués aux familles sans que celles-ci aient la garantie qu’il s’agisse bien des organes de leurs proches.
Cette pratique choquante, aberrante, a-t-elle fait la « Une » de la presse nationale ? Les responsables ont-ils dû s’expliquer publiquement ? Y a-t-il eu une enquête judiciaire ? Y a-t-il eu, au moins, une enquête parlementaire ?
Rien, silence radio.
Ce que la France doit aux victimes
De nombreuses victimes et familles de victimes expriment dans la presse un sentiment partagé. Oui, commémorer est nécessaires et même indispensable. Pour autant elles ont souvent le sentiment de servir de faire-valoir à des personnalités politiques, d’être convoquées pour des séquences médiatiques d’émotions mais d’être tenues à distance de tout ce qui pourrait faire émerger la vérité.
Les victimes de l’attentat de Nice ont été plus que malmenées. Beaucoup ont le sentiment d’avoir été « triées », « classée » ou déclassées » face à la question des indemnisations.
Les victimes et familles de victimes musulmanes ou supposées l’être ont subi des invectives et une forme de « double peine », sous le coup d’une assignation identitaire les ramenant sans cesse à l’islam.
Les familles ayant assisté au procès à Paris, en 2022, ont dû faire l’avance des frais puis ont dû batailler pour être intégralement remboursées.
Et que dire des familles confrontées aux prélèvements d’organes abusifs, sans information, demande de consentement, ni accompagnement par la suite ?
On parle sans cesse de résilience, mais comment entrer dans un processus de résilience dans ces conditions et tant qu’autant de questions restent sans réponses ?
Les présidents, les gouvernements, les parlementaires et les maires sont garants de la continuité de l’action des pouvoirs publics.
Comment les gouvernements et les maires successifs osent ils commémorer chaque année l’attentat de Nice sans avoir fait toute la vérité sur le dispositif de sécurité du 14 juillet 2016 ?
Comment les gouvernements successifs osent ils commémorer chaque année l’attentat de Nice sans avoir fait toute la vérité sur les prélèvements abusifs d’organes et sans avoir présenté, au nom de la République française, des excuses solennelles aux familles ?
Que nous soyons victimes, familles de victimes ou simples citoyennes et simples citoyens, comment irons-nous commémorer l’attentat de Nice dans ces conditions, sans avoir aucune réponse à l’ensemble des questions posées ?
L’attentat du 14 juillet 2016 a été et reste pour notre ville une terrible épreuve et un immense traumatisme. De nombreuses personnes, qu'elles soient niçoises ou venues d’ailleurs, ont été frappées dans leur chair. Beaucoup en portent les stigmates, tant physiques que psychologiques. Leurs revendications sont légitimes et doivent devenir nos revendications, collectives et citoyennes.
samedi 13 juin 2026
Nice : tapis rouge à "la nouvelle internationale réactionnaire"
Emmanuel Macron, qui n'est plus à une contradiction près, avalise des dirigeants qui participent à la "nouvelle internationale réactionnaire" qu'il dénonçait il y a un an et demi à peine.
- Eric Ciotti a, jusqu’à l’invasion russe en Ukraine, défendu le renforcement d’une amitié franco-russe.
- Il a remis en question la légitimité de la Cours pénale internationale dès qu'elle a lancé un mandat d’arrêt contre Benyamin Netanyahu.
- Il est un fervent soutien de Donald Trump. Il a reçu à Nice Charles Kushner, le très trumpien ambassadeur des Etats-Unis et a indiqué vouloir l'inviter à nouveau le 4 juillet, date de l'indépendance des Etats-Unis.
- Il reçoit ce dimanche le 1er ministre suprémaciste indien, Narendra Modi et fait flotter le drapeau indien sur le fronton de la Ville de Nice. Rappelons à ce sujet que le préfet des Alpes-Maritimes avait imposé à l'ancien maire de Nice, Christian Estrosi, le retrait des drapeaux israéliens du fronton de l'hôtel de Ville au nom du principe de neutralité des bâtiments publics.
vendredi 29 mai 2026
Nice, les deux visages de l'extrême droite
Nice, les deux visages de l'extrême droite
La progression de l'extrême droite dans les Alpes-Maritimes prend plusieurs visages, se développe et étend son emprise sous différentes formes et de différentes façons.
L'extrême droite institutionnelle de l'UDR et du RN présente des candidats aux élections. Après une phase de banalisation et de normalisation, elle accède progressivement au pouvoir. Aux dernières élections municipales elle a pris les villes de Cagnes-sur-Mer, Nice et Menton et, avec elles, la Métropole Nice Côte d'Azur et la Communauté d'Agglomérations de la Riviera Française. Cette extrême droite institutionalisée va transposer son discours radical et extrême en discours officiel et en politiques publiques locales.
L'extrême droite identitaire dite "radicale", elle, est composée de groupuscules nébuleux et violents. Elle occupe l'espace public, démultiplie les coups d'éclats et les démonstrations de force : devant le Monuments aux Morts, place Garibaldi en hommage à Quentin Deranque, devant la statue de Jeanne d'Arc, etc. Elle pose des croix dans l'arrière-pays, colle des stickers et des affiches reprenant l'iconographie fasciste et nazie. Les procédures judiciaires en cours diront si elle est liée aux agressions violentes commises dans le Vieux Nice et à Paris.
En réalité, il s'agit de deux visages d'une même idéologie, deux aspects d'un même mouvement politique.
L'extrême droite institutionnelle et l'extrême droite radicale se renforcent mutuellement :
Les propositions et actions de l'extrême droite radicale sont mieux acceptées qu'auparavant car l'extrême droite institutionnelle a préparé le terrain. Elle a posé des bases dans le débat public qui rendent les propos et les actions des groupuscules moins choquantes.
Inversement, plus l'extrême droite identitaire se radicalise encore davantage et devient violente et plus l'extrême droite institutionnelle se normalise et semble plus respectable.
La demande de dissolution du groupuscule "Aquila Popularis" par Eric Ciotti en est le parfait exemple : en se démarquant d'une extrême droite radicale avec qui il partage pourtant une parenté évidente, Eric Ciotti gagne en respectabilité et en responsabilité.
Oui, il faut stopper les actions d'Aquila Popularis et nous avons posé, avec Jonathan Gensburger, la question de sa dissolution sans détour (Aquila Popularis : faut-il attendre le pire pour agir ?).
Mais il ne faut pas être dupe de l'opposition factice entre Eric Ciotti et Aquila Popularis : plus l'extrême droite institutionnelle dénonce l'extrême droite radicale et plus elle se respectabilise.
Nous devons ainsi, toutes et tous, combattre l'extrême droite sans relâche, partout, et sous toutes ces formes.
Nice, le 29 mai 2026
David Nakache
mercredi 27 mai 2026
Nice : ne laissons pas la mémoire de la Résistance aux héritiers de Pétain !
Communiqué de l'association Tous citoyens
Nice : ne laissons pas la mémoire de la Résistance aux héritiers de Pétain !
"Eric CIOTTI, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Cote d'Azur, et l'ensemble du Conseil municipal de la Ville de Nice vous prient de bien vouloir prendre part à la "Célébration de la 13ème journée nationale de la Résistance", Mercredi 27 mai à 18h30 dans les jardins de la Villa Thiole à Nice."
S'il est légal et réglementaire qu'un maire, même d'extrême droite, célèbre la journée nationale de la Résistance, cela n'est pas pour autant légitime.
Eric Ciotti, allié au RN, a fait élire des membres du RN au conseil municipal. Ensemble, ils invitent à commémorer la Résistance.
Or qu'est-ce que le RN ? Un parti fondé en 1972 par Jean Marie Le Pen et par d'anciens SS et d'anciens collaborateurs : Pierre Bousquet, ancien Waffen-SS, Léon Gaultier, ancien Waffen-SS et ancien membre de la division Charlemagne ou François Brigneau, ancien milicien pétainiste.
Jean Marie Le Pen a été condamné à plusieurs reprises, pour antisémitisme (1986) ; provocation à la haine, la discrimination et la violence raciale (1987) ; incitation à la haine (contre les musulmans en 2005, contre les Roms en 2016) ; contestation de crime contre l'humanité pour avoir affirmé puis réaffirmé que les chambres à gaz étaient un "détail de l'Histoire" (1990, 1997 et 2017) ; injures publiques ("Durafour-crématoire" en 1991, propos homophobes en 2019). Etc.
En 2017 Marine Le Pen a refusé de reconnaître la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d'Hiv.
En 2023, Jordan Bardella a nié l'antisémitisme de Jean Marie Le Pen.
En 2025, lors du décès de Jean Marie Le Pen, Eric Ciotti lui a rendu hommage et s'est rendu à une messe en sa mémoire.
Cette célébration, à Nice, de la Résistance par l'extrême droite est profondément choquante : c'est une insulte faite à tous les résistants et à la Résistance elle-même.
Ne laissons pas la mémoire de la Résistance aux héritiers de Pétain !
Nice, le 27 mai 2026
Association Tous citoyens
vendredi 8 mai 2026
dimanche 3 mai 2026
Aquila Popularis : faut-il attendre le pire pour agir ?
Aquila Popularis : faut-il attendre le pire pour agir ?
Par Jonathan Gensburger et David Nakache
samedi 25 avril 2026
mercredi 22 avril 2026
Non, Eric Ciotti, 3 603 fois non !
Non, Eric Ciotti, 3 603 fois non !
Comme souvent en montant au Château, je pose lentement la main, en silence, sur la pierre froide du mur des Déportés.
Que dire de plus ? Que faut-il écrire de plus ?
vendredi 10 avril 2026
Soutien à Cédric Herrou et défense de la liberté d’expression
Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !
Soutien à Cédric Herrou et défense de la liberté d’expression
Alexandra Masson, maire de Menton, à peine élue à la présidence de la Communauté d’Agglomérations de la Riviera Française, a proféré une attaque ad hominem violente à l’encontre du citoyen solidaire Cédric Herrou.
En effet, l’élue du Rassemblement National a déclaré : « C’est un homme extrêmement sectaire, dangereux (…). Je l’invite à quitter la vallée, et qu’il ne s’inquiète pas : les habitants de la Roya seront bien représentés par les maires des communes. Nous avons fort à faire, mais surtout sans lui ».
Non, Alexandra Masson, ce n’est pas à vous de décider qui réside ou ne réside pas dans la Vallée de la Roya.
Non, Alexandra Masson, les citoyennes et les citoyens ont le droit de s’opposer à l’extrême droite et de le dire haut et fort, cela s’appelle la liberté d’expression.
Cette déclaration d’Alexandra Masson est à la fois inquiétante et dangereuse :
- Inquiétante, car l’Histoire nous a appris que l’extrême droite commence toujours par s’en prendre à ses opposants politiques.
- Dangereuse, car Cedric Herrou a déjà reçu de nombreuses menaces de mort. Cette déclaration pourrait être interprétée par des groupuscules d’ultra-droite comme une consigne pour faire pousser à quitter la vallée.
L’association Tous citoyens réaffirme son soutien plein et entier à Cédric Herrou et aux compagnons d’Emmaüs Roya.
Nous appelons Alexandra Masson à respecter la liberté d’expression et nous appelons l’ensemble des citoyennes et des citoyens à rester vigilants face aux attaques de l’extrême droite.
Nice, le 10 avril 2026
Association Tous citoyens !
mercredi 8 avril 2026
BFM Nice Côte d'Azur : "Une surveillance citoyenne demandée par Viva !"
Reportage BFM Nice Côte d'Azur du 8 avril 2026 :
lundi 6 avril 2026
Nice et Cagnes-sur-Mer sous « surveillance citoyenne »
Communiqué de presse du rassemblement citoyen Viva
Nice et Cagnes-sur-Mer sous « surveillance citoyenne »
Bruno Retailleau, président du parti « Les Républicains » a déclaré vouloir mettre les élus municipaux de la France Insoumise « sous surveillance » grâce à un « observatoire des municipalités LFI », créé pour « ne rien laisser passer ». Cette stratégie vise à faire de la gauche radicale le principal « ennemi de la République », atténuant volontairement, par incidence, le danger que représente l’extrême droite.
Les Alpes-Maritimes ont vu, lors des élections municipales de mars 2026, les villes de Nice, Cagnes-sur-Mer et Menton tomber sous l’emprise de l’extrême droite. Le maire de Nice, sitôt élu, s’est mis en scène en postant sur les réseaux sociaux les photos d’une opération de traque des SDF qui dormaient près de la voie rapide. Le maire de Cagnes-sur-Mer a tenu des propos stigmatisants en s’opposant à la ligne 4 de tramway de peur de faciliter la venue dans sa ville des Niçoises et des Niçois résidant dans le quartier des Moulins.
Par ailleurs, l’arrivée de partis d’extrême droite au pouvoir a pour conséquence directe d’exacerber les velléités de groupuscules d’ultra droite et des agressions ont eu lieu, dans le Vieux Nice et sur le Bd Jean Jaurès, 24h à peine après l’élection d’Éric Ciotti.
Le rassemblement citoyen Viva annonce mettre sous « surveillance citoyenne » la gestion de la Ville de Nice par Éric Ciotti, la gestion de la Ville de Cagnes-sur-Mer par Bryan Masson, leur gestion commune de la Métropole Nice Côte d’Azur ainsi que les agissement des groupuscules d’ultra droite : nous dénoncerons chaque atteinte aux droits des personnes, chaque entrave aux droits des associations et de l’ensemble des acteurs et actrices de la société civile, chaque entreprise de destruction du vivant et de la biodiversité, chaque agression raciste, atteinte à l’intégrité physique et morale des personnes.
Nice, le 6 avril 2026
Le rassemblement citoyen Viva !
samedi 4 avril 2026
Protection fonctionnelle : Christian Estrosi débouté
La cour administrative d'appel de Marseille a débouté la Ville de Nice le 3 février 2026 dans deux de ces affaires : celle engagée contre le journaliste d'investigation David Thomson et celle engagée à mon encontre à propos de la dénonciation du phénomène de corruption à Nice.
Pour mémoire, Christian Estrosi a engagé deux procédures à mon encontre pour me faire taire, procédures qu'il a toutes deux perdues.
Cette décision est définitive car Eric Ciotti, nouveau maire de Nice, a fait savoir à la presse qu'il ne la contestera pas.
Les procédures baillons sont un danger pour la démocratie car elles servent à exercer des pressions contre les opposants politiques, la presse ou les lanceurs d'alerte. Le fait que les frais de justice de ces procédures baillons, lorsqu'elles sont lancées par des maires, ne soient pas systématiquement couverts par la protection fonctionnelle va freiner ces procédures.
4. Une décision incomplète :
Le bénéfice de la protection fonctionnelle par Christian Estrosi a été annulé dans l'affaire qu'il a engagée à mon encontre pour diffamation lorsque j'ai déclaré qu'il fallait en finir avec la corruption à Nice. Mais elle aurait également pu être annulée dans la seconde affaire qu'il a engagée à mon encontre, pour injure publique, lorsque j'ai déclaré que Nice avait un maire xénophobe. En effet, j'ai été relaxé de cette accusation en première instance et en appel et Christian Estrosi n'est pas allé au bout de sa procédure en cassation. Je précise que, contrairement à ce qui est relaté dans plusieurs articles, je n'ai pas déclaré que Christian Estrosi était un maire "raciste". J'ai uniquement utilisé le terme "xénophobe", qui désigne l'hostilité vis-à-vis des étrangers.
5. Une publication trop tardive :
Actu.fr : L'ancien maire de Nice Christian Estrosi va devoir payer lui-même ses frais de justice
Nice Matin : Procédures en diffamation : l’ancien maire de Nice Christian Estrosi va devoir payer ses frais de justice
Le Figaro : Protection fonctionnelle : débouté en appel, Christian Estrosi va devoir payer ses frais de justice
Parlons politique : Quand la protection fonctionnelle mobilise l’argent public : pourquoi les contribuables niçois ne couvriront pas les frais d’un ancien maire
Christian Estrosi devra payer lui-même deux procédures-bâillons
lundi 30 mars 2026
Nice, la traque des pauvres reprend
Communiqué de presse de l'association Tous citoyens
Nice, la traque des pauvres reprend
Christian Estrosi avait organisé la traque des SDF à Nice : démantèlement de camps de migrants, arrêtés anti-mendicité, éloignement des maraudes alimentaires du centre ville, suppression de fontaines et de bancs publics, éloignement des centres de soins contre la toxicomanie, fermeture d'une rue pour chasser des personnes sous addiction, etc.
A peine élu maire de Nice, Eric Ciotti fait de même. Il publie fièrement sur ses réseaux sociaux une photo de lui entouré de policiers allant chasser une personne sans domicile qui essayait de survivre, sous une tente, en bordure de la voie rapide.
Il écrit, pour justifier son action : "Tolérance zéro pour ceux qui occupent illégalement l'espace public"
Tolérance zéro contre les pauvres ou contre la pauvreté ?
Où est la démonstration de force lorsque l'on s'en prend aux plus vulnérables ?
Quelle solution d'hébergement et quel accompagnement social ont été proposés à cette personne ?
Une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté à Nice. De plus en plus de personnes survivent sans domicile stable. Ce dont nous avons besoin, c'est d'une véritable politique sociale.
Il faut aider les personnes à sortir de la misère, lutter contre la pauvreté et non traquer les personnes pauvres.
Nice, le 31 mars 2026
Association Tous citoyens !
samedi 28 mars 2026
Projection - débat "Promis le ciel"
Bonjour,
jeudi 26 mars 2026
Nouveaux drames à la frontière franco-italienne
Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !
Nouveaux drames à la frontière franco-italienne
Un jeune exilé de 17 ans a été secouru, hier, après une chute de plusieurs mètres sur le sentier du « pas de la mort ». Il est hospitalisé, souffre d'hypothermie et d'une fracture du bassin.
Il y a une dizaine de jour, un Tunisien de 25 ans est décédé en longeant la voie ferrée reliant Vintimille à Menton, heurté par un train en pleine nuit.
La fermeture de la frontière et la traque organisée par les autorités italiennes et françaises poussent les exilé-es à se mettre en danger pour passer.
On dénombre une cinquantaine de décès à la frontière franco-italienne en 10 ans. Ces décès sont banalisés et la presse française s’en fait à peine écho.
Cette frontière est une frontière interne à l’Union Européenne et n’a pas vocation à rester fermée.
Il est urgent de créer des voies légales de migration !
Nice, le 26 mars 2026
Association Tous citoyens !
mercredi 25 mars 2026
Le « jour d’après » à Nice : agression néo fasciste
Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !
Le « jour d’après » à Nice : agression néo fasciste
Lundi 23 mars 2026, au lendemain de l’élection d’Éric Ciotti à la mairie, la CGT spectacle organisait un rassemblement contre l’extrême droite, à 18h, place Saint François à Nice.
Notre association y a participé et pris la parole pour inciter les citoyens et citoyennes à s’engager et à se mobiliser, que ce soit politiquement, syndicalement ou associativement. La mobilisation citoyenne est déterminante pour lutter contre la montée de l’extrême droite, de la xénophobie et de la haine.
A la fin du rassemblement un groupe d’une vingtaine de jeunes hommes, habillés de noir, s’est posté à l’extrémité sud de la place. Après la dispersion des manifestants, des agressions violentes ont eu lieu par des hommes vêtus et cagoulés de noir. Des jeunes manifestants ont été victimes d’insultes, de coups de poing et de coups de pied. Certains se sont réfugiés dans un fast food bd Jean Jaurès où leurs agresseurs les ont poursuivis. La police est intervenue.
Depuis plusieurs mois des groupuscules néo fascistes se livrent à des démonstrations de force à Nice, devant le monument au mort ou place Garibaldi. Une agression raciste a eu lieu en décembre dernier dans le Vieux Nice. Ces groupuscules se sentent renforcés par l’élection d’Éric Ciotti et du Rassemblement National à la tête de la Ville de Nice et de la Métropole Nice Côte d’Azur.
Nous dénonçons ce déchainement de violence néo fasciste. Nice ne doit pas devenir un lieu de violences et de peurs où des agressions de ce type se banalisent, comme à Lyon et dans d’autres villes de France.
Nous demandons au Préfet des Alpes-Maritimes de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser ces agressions et empêcher ces groupuscules d’agir.
Restons toutes et tous mobilisés et unis face à l’extrême droite !
Nice, le 24 mars 2026
Association Tous citoyens !
mercredi 18 mars 2026
Nice : émotions de campagne et dilemme de second tour
Nice : émotions de campagne et dilemme de second tour
Emotions
Une campagne électorale est une aventure humaine très
particulière, une implication très dense, de grandes émotions, des joies
intenses, de la tristesse aussi, lorsque l'issue n'est pas favorable.
Membre de la liste Nice Front Populaire, je remercie
sincèrement les 10 767 électrices et électeurs qui nous ont apporté leur
confiance et leurs voix (8,95% des votes exprimés)
Je tiens également à remercier très chaleureusement les
militantes et militants qui se sont dévoués corps et âme durant cette campagne.
S'engager jusqu'à l'épuisement dans une action collective n'est pas anodin.
Cela vous marque. Cela renforce en vous cette certitude que c'est par l'action
collective que l'on s'émancipe pleinement. J'ai découvert de très belles
personnes. J'ai renforcé des liens précieux. J'ai pris un plaisir intense à
participer à l'élaboration et à la rédaction de notre programme. Être là lors
de moments de cristallisation d'une intelligence collective est un privilège
rare.
Je remercie aussi toutes les personnes croisées lors de
cette campagne, avec qui nous avons échangé sur le palier de leur porte, dans
la rue, lors de nos événements publics : de fermes désaccords, des lignes qui
bougent grâce aux discussions, des indignations communes, des échanges qui ne
s'arrêtent plus, des témoignages touchants, des sourires, des complicités fugaces,
des encouragements et même des accolades.
Je remercie enfin les professionnels de l'information que
sont les journalistes, les photographes, les techniciens de plateaux et les
membres de rédactions. On critique beaucoup les médias mais, hormis lors des
deux débats télévisés où les temps de parole n'ont pas été respectés, notre
liste a été globalement bien traitée durant cette campagne et nos arguments
bien relayés. On est toujours un peu stressé lors d'interviews ou de débats et
j'ai toujours eu affaire à des personnes compétentes et compréhensives.
Je repense pêle-mêle à tous ces visages, à tous ces moments,
à l'instant précis qui précède ma prise de parole lors de notre meeting de
campagne, à tous ces encouragements et ce si bel espoir partagé qui ne se
concrétisera finalement pas.
Malheureusement nous n'avons pas su convaincre suffisamment
et nous n'avons pas su faire venir aux urnes les 106 361 inscrits mais abstentionnistes lors de ce 1er
tour. La liste "Unis pour Nice", regroupant le PS, le PC et les Écologistes, aurait pu accepter une fusion avec notre liste
puisque nous avons dépassé les 5%,
unissant ainsi réellement la gauche et l'écologie à Nice. Elle l'a refusé lors d'une mise en scène peu
glorieuse, nous empêchant à nouveau
de faire front commun face à la droite extrême de Christian Estrosi et à l'extrême droite d’Éric Ciotti.
Dilemme
Beaucoup me demandent avec insistance : que faire ?
Donner des consignes de votes, ce serait nier la liberté
fondamentale de chacune et de chacun dans l'exercice de sa citoyenneté.
Pour beaucoup d'électrices et d'électeurs il n'y a plus,
désormais, de bonne solution.
Je comprends et je respecte celles et ceux qui n'iront pas
voter et s'abstiendront, car ils estiment ne pas être représentés.
Je comprends et je respecte celles et ceux qui voteront
blanc, pour signifier qu'ils participent au scrutin mais qu'aucune option ne
leur convient.
Je comprends et je respecte celles et ceux qui voteront
Christian Estrosi pour barrer la route à Éric Ciotti, pour éviter le
pire.
Je comprends et je respecte celles et ceux qui voteront
Juliette Chesnel-Le Roux, qui porte malgré tout une liste de gauche.
Que dire de plus ?
Il y a, entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, une
différence de degrés et non une différence de nature. Les deux frères-ennemis
sont toujours des frères, dans leur idéologie commune faite de xénophobie, de
tout sécuritaire et d'ultra libéralisme.
Éric Ciotti, Jean Pierre Rivère ou Pierre Ippolito sont l'aboutissement du long processus de banalisation de l'extrême droite. Éric Ciotti, est un idéologue, qui, dans un livre très maurrassien, glorifiait l'ordre, l'autorité et l'uniforme. Soutien inconditionnel de Donald Trump, il site ce dernier comme modèle. Il a véhiculé dans sa carrière politique tous les totems de l'extrême droite : invasion et grand remplacement, préférence nationale, opposition au mariage homosexuel, assimilation systématique de l'insécurité à l'immigration, remise en question du droit d'asile, de la protection de l'enfance, de l'Aide Médicale d'Etat, etc. Au Département, il a alimenté la suspicion de fraude pesant sur les bénéficiaires du RSA, et organisé le non-accueil des Mineurs Non Accompagnés. Sa bascule "officielle" à l'extrême droite et son alliance avec le RN ouvrent la porte à de nombreuses bascules similaires en France. Sa mainmise sur Nice libérerait la parole raciste et les actes violents de groupuscules d'ultra droite.
Christian Estrosi est l'homme des inégalités sociales à Nice, de la misère derrière la carte postale. Il est l'homme du greenwashing, de la bétonisation de la plaine du Var et de l'extension de l'aéroport. Il a organisé les évacuations de camps de migrants, traqué les SDF, tenu des propos ouvertement xénophobes et islamophobes, sacrifié les conditions de logements des habitant-es au profit du surtourisme, etc. Soutien inconditionnel de Benyamin Netanyahu, il a posé et maintenu des drapeaux israéliens au fronton de la mairie de Nice pendant deux ans. Je porte en moi deux procès : les deux procédures baillons que Christian Estrosi a engagées à mon encontre pour me faire taire lorsque j'ai déclaré qu'il "fallait en finir avec la corruption à Nice" et que Nice avait "un maire xénophobe". Il aura fallu deux années de procédures, le maire de Nice allant jusqu'en cassation, pour qu'au final je gagne ces deux procès.
A titre personnel je voterai pour Juliette Chesnel-Le
Roux, même si elle et ses colistiers se sont conduits de façon irresponsable
vis-à-vis de notre liste et vis-à-vis des Niçoises et des Niçois. Le Parti
Socialiste, le Parti Communiste et les Écologistes, même s'ils sont mal
représentés ici, demeurent des partis de gauche. Et mieux vaut une opposition
fade et timorée que pas d'opposition du tout.
David Nakache
vendredi 13 mars 2026
Nice : écrivons notre avenir !
L'avenir de Nice, notre avenir commun, va se jouer en partie dimanche 15 mars.
mercredi 11 mars 2026
mercredi 4 mars 2026
lundi 2 mars 2026
« Fou qui songe à ses querelles, au cœur du présent combat »
Communiqué
de presse Nice Front Populaire :
« Fou
qui songe à ses querelles, au cœur du présent combat »
Face aux enjeux sociaux,
écologiques et démocratiques majeurs au cœur des élections municipales 2026
pour la Ville de Nice et la Métropole Nice Côte d’Azur, notre liste « Nice
Front Populaire » a œuvré sans relâche, pour le rassemblement large et ouvert
de toutes les forces de la gauche et de l’écologie.
La liste « Unis pour
Nice » (PS – PCF – Ecologistes) a décidé de fermer la porte, de nouveau, à
toute possibilité d’union au deuxième tour. En effet, Juliette Chesnel-Le Roux
a déclaré à BFM Nice Côte d’Azur, le 27 février, qu’elle refusait tout
rassemblement avec notre liste en prenant prétexte d’arguments fallacieux. Elle
a réitéré sa position de fermeture, confirmée par Julien Picot et Patrick
Allemand dans leurs déclarations relayées par Nice Matin le 2 mars.
Nous prenons acte, à regret,
de cette décision. L’abandon d’une démarche unitaire de toute la gauche met en
péril l’espoir de barrer la route à la droite-extrême de Christian Estrosi et à
l’extrême droite d’Éric Ciotti. Cette stratégie est irresponsable.
Nous appelons les 71 membres
de la liste « Unis pour Nice » ainsi que les adhérent-es niçois-es
des Ecologistes, du Parti Socialiste et du Parti Communiste, à revenir à la
raison et à inverser le cours des choses. Ils et elles porteront la
responsabilité de cette désunion et de ses possibles conséquences.
A l’inverse, nous rappelons notre double
engagement, ferme et constant :
1. Nous
tendons la main à l’ensemble des forces de gauche et de l’écologie pour un
rassemblement large et ouvert pour ces élections municipales
2. Nous
ne nous désisterons pas et nous maintiendrons notre liste pour offrir aux
citoyennes et aux citoyens la possibilité de voter pour une gauche de rupture,
solidaire et écologiste, fidèle aux valeurs et au programme du Nouveau Front
Populaire.
Nous appelons l’ensemble des
Niçoises et des Niçois à nous rejoindre pour barrer la route à Christian
Estrosi et à Éric Ciotti, à leur politique antisociale et écocide, au
surtourisme, au mal logement, et à la xénophobie.
« Quand les blés sont
sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses
querelles
Au cœur du commun
combat »
Louis Aragon
.
Nice,
le 2 mars 2026
Nice
Front Populaire








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