vendredi 25 septembre 2026
Il faut suspendre le projet Vatel à Nice Grand Arénas !
dimanche 20 septembre 2026
Principe de précaution : stop au projet Vatel à Nice Grand Arénas
Communiqué de presse :
Principe de précaution : stop au projet Vatel à Nice Grand Arénas
L’école internationale d’hôtellerie Vatel devrait très prochainement, selon la presse locale, obtenir son permis de construire au Grand Arenas à Nice, en complément d’un second site situé à Saint Laurent du Var. 800 étudiants y seront formés aux métiers de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme.
Le chantier Vatel du Grand Arénas devrait débuter en 2027 et être livré en septembre 2029. Le bâtiment, de 11 000 m2, devrait comprendre l’école d’hôtellerie elle-même et un projet immobilier de 710 logements.
Problème : le sol est instable. Le terrain est bordé, à l’est, par le tunnel de sortie de la voie rapide, dont la construction a nécessité l’injection non prévue de ciment pour éviter les infiltrations d’eau. A l’ouest, de l’autre côté de la ligne de tramway, se trouve le bâtiment « L’Avant-Scène », de 36 000 m2, qui s’est enfoncé de 16 cm dans le sol. Entre expertises de l’assureur, possibilité de renforcement ou éventuelle destruction et inertie politique, le chantier est à l’arrêt depuis plusieurs années et les acquéreurs ne sont toujours pas dédommagés. Encore à l’ouest, se trouve la gare Saint Augustin dont la construction a nécessité, elle aussi, des injections de ciment non prévues pour consolider les fondations.
L’ensemble du périmètre est situé dans la plaine du Var, dans une zone anciennement classée inondable et inconstructible. L’aménagement urbain de cette zone fait partie l’OIN Plaine du Var, projet dénoncé par de nombreuses associations, et aboutit à la bétonisation de zones naturelles et de terre fertiles, les anciennes cultures maraichères de Nice.
Le porté à connaissance du préfet Gonzales, en février 2023, reclasse une zone alors constructible en zone rouge inondable, englobant une partie de l’aéroport et la partie sud du quartier de l’Arénas. Le projet Vatel est positionné à la lisière de la zone rouge !
Si le projet Vatel du Grand Arénas peut, sur le papier, sembler séduisant, il se heurte au principe de précaution.
Éric Ciotti a déclaré à la presse vouloir accorder ce permis de construire alors qu’il avait lui-même dénoncé les erreurs commises pour l’Avant-Scène. Le maire de Nice peut-il garantir que le scénario catastrophe de l’Avant-Scène ne se reproduise pas avec le projet Vatel ?
Il y a deux ans, nous dénoncions la situation de l’Avant-Scène et « l’impasse de la bétonisation à outrance ».
Nous réitérons notre demande : "décréter un moratoire sur toute nouvelle construction dans la Plaine du Var tant que toute la transparence n’aura pas été faite sur chacun des projets en cours et que l’ensemble des risques n’auront pas été réévalués."
Nous demandons la suspension du projet Vatel au Grand Arénas tant que des garanties n’auront pas été rendues publiques face aux risques encourus.
La recherche de l’attractivité économique et le développement urbain doivent tenir compte des risques géologiques et du dérèglement climatique. Le principe de précaution doit être appliqué, à Nice comme ailleurs.
Nice, le 20 septembre 2025
Association Tous citoyens !
vendredi 18 septembre 2026
«La preuve par Nice»: dans le sud de la France, le laboratoire budgétaire de Marine Le Pen et de la droite dure
Article du quotidien suisse "Le temps" du 18.09.2026
mardi 1 septembre 2026
Vêtements religieux dans l’espace public : la réponse d’Aristide Briand
Vêtements religieux dans l'espace public : la réponse d'Aristide Briand
Marine Le Pen annonce vouloir interdire
le port du voile dans l’espace public. Celles et ceux qui sont opposés à cette
mesure lui répondent. Mais, en réalité, nous rejouons un débat qui a déjà eu lieu.
Le 26 juin 1905, lors des débats parlementaires préalables au vote de la loi de
séparation des Eglises et de l’Etat, le député Charles Chabert défend un amendement
pour interdire le port de la soutane dans la rue. Aristide Briand lui répond et
l’emporte, soutenu par Jean Jaurès.
Selon Chabert, le port de la
soutane constituait un acte politique, un acte de prosélytisme permanent,
contraire à la dignité humaine. La soutane représentait une « prison »
et une aliénation pour celui qui la portait : « Il faut ôter la robe
au prêtre pour libérer son cerveau ». Ce sont les mêmes arguments que
l'on retrouve aujourd'hui contre le voile.
Aristide Briand lui répond qu’une
loi qui vise à instaurer un régime de liberté du point de vue confessionnel ne peut
imposer la coupe d’un vêtement. Mais il ajoute un risque de détournement de la
mesure :
« Mais la soutane une fois supprimée, M. Chabert peut être sûr que, si l’Eglise devait y trouver son intérêt, l’ingéniosité combinée des prêtres et des tailleurs aurait tôt fait de créer un vêtement nouveau, qui ne serait plus la soutane, mais se différencierait encore assez du veston et de la redingote pour permettre au passant de distinguer au premier coup d’œil un prêtre de tout autre citoyen. »
Ce qui doit primer, selon Briand,
c’est le principe de liberté, et la laïcité anti-religieuse a été mise en
minorité en 1905.
La République garantit l'égalité
des citoyens devant la loi sans distinction d'origine, de race ou de religion
et respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution).
La laïcité rend possible la
liberté de conscience, de croire ou de ne pas croire en Dieu. A ceux qui
croient, elle garantit le libre exercice du culte.
Si les signes ostensibles sont
interdits dans les établissements scolaires et si la Burqa, qui dissimule le
visage et empêche l'identification, est interdite partout, le port de signes
ostensibles dans l'espace public est autorisé par la loi. Se vêtir comme bon
nous semble relève d'une liberté individuelle à laquelle il ne faut pas
renoncer.
Le RN, lorsqu’il parle de l’islamisation
de notre société, confond volontairement islam, fondamentalisme et menace terroriste.
Refuser la police du vêtement et
laisser les femmes se vêtir librement, c’est précisément combattre le
fondamentalisme. Car ce sont les fondamentalistes qui cherchent à contrôler les vêtements
et le corps des femmes.
Respecter les libertés
individuelles ne veut pas dire être laxiste face au terrorisme. Cela veut dire
préserver et défendre le modèle démocratique que le djihadisme combat,
préserver et défendre les libertés que le djihadisme veut abolir, refuser de
céder à la haine et au rejet de l’autre.
Il faut relire Briand et Jaurès.
Si la laïcité ne réglemente pas les tenues vestimentaires ce n’est pas un oubli
ou un manque, c’est un choix délibéré : il faut rendre possible et préserver
les libertés individuelles au sein de l’espace public.
lundi 31 août 2026
Levée des couleurs : Eric Ciotti rappelé à l'ordre
Levée des couleurs : Eric Ciotti rappelé à l'ordre
Le ministre de l'éducation nationale a très justement recadré le maire de Nice : comme nous l'écrivions dès l'annonce d'Eric Ciotti, le contenu pédagogique, y compris concernant l'éducation civique, relève de l'éducation nationale. C'est qu'à très clairement rappelé Edouard Geffray.
David Nakache
samedi 29 août 2026
France 3 Côte d'Azur : "Le chauvinisme remplace la lutte contre les inégalités sociales"
Article de France 3 Côte d'Azur du 29.08.2026
David Nakache, membre du collectif ViVA! publie un message sur les réseaux sociaux : "Eric Ciotti a supprimé la distribution de fournitures scolaires mais veut des levées de drapeau au son de la Marseillaise. Le message est clair : le chauvinisme remplace la lutte contre les inégalités sociales".


